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L'invitée

L'invitée

Lifestyle
Agence de Paris
Posté le 30/01/19

It was at the end of 2018 in the 5th arrondissement of Paris within the Latin Quarter that the restaurant «L'invité» opened.

You can find a map of the place: refined, colourful, generous and authentic with a homemade kitchen made from fresh products.
In line with its era, the restaurant offers many vegetarian and gluten free dishes, to satisfy the tastes and needs of all.

But «L'invitée» is first of all the adventure of two friends: William and Roman. Guillaume worked in fine pastry and luxury catering for over 15 years. Romain worked for 10 years in the film industry. Their journey demonstrates a shared passion: sharing emotions. Inhabited by the desire to work together and the desire to embark on a new adventure, they decide in 2018 to "leave everything" to create their establishment and thus live in a duo their passion.

Consistent with their personalities, the atmosphere of the restaurant is very friendly, and as the managers say, «Coming to our establishment is like coming to us». As soon as you arrive you will be greeted like a guest, Guillaume & Romain call you by your first name, take your news, as if you were a family member or a friend. Ideal conditions to spend a pleasant time and decompress.

The name of the establishment also pays tribute to Simone de Beauvoir and his first novel: The guest. Located in the heart of the Latin Quarter, Guillaume & Romain wish to transmit the soul of this emblematic district, permeated by the great figures of the world of art and literature. In the lounge, a library makes a beautiful contribution to its great authors: Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Marguerite Prigent and Victor Hugo are all on the shelves.

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En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
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