voulez
vous
vivre ?

fr | en
Actualités


voulez
vous
vivre ?

Actualités

Automobile : Alpine A110, la renaissance du mythe Automobile : Alpine A110, la renaissance du mythe
Après vingt ans de sommeil, l’Alpine ressuscite et revient sur le segment des sportives légères avec une splendide et joueuse A110 2.0 qui s’affiche en digne héritière de son aînée, mais avec les dernières innovations technologiques. Ils sont nombreux, les pilotes de renom à avoir couru sur Alpine A110 dans les années 60-70 et à rafler un nombre impressionnant de victoires en rallye : Ragnotti, Fréquelin, Andruet… faisant du modèle une véritable légende de la compétition automobile. Mais c’est, avant tout, à Jean Rédelé que l’on doit la magie de cette auto, lui le concessionnaire Renault de Dieppe, animé par la passion de la course et devenu constructeur de voitures de sport presque par la force des choses. Dès les années 50, il se distingue alors qu’il court à bord d’une Renault 4 CV (moteur arrière) qu’il modifie peu à peu, sans pour autant l’alourdir. Il ne vise pas tant l’augmentation de puissance qu’une diminution du poids pour rendre ses autos plus véloces. Il remporte plusieurs courses prestigieuses, telles que la Mille Miglia, en Italie, ou le critérium des Alpes. C’est d’ailleurs en hommage à cette course de montagne, terrain de prédilection du pilote, qu’il décide d’appeler Alpine la marque automobile qu’il crée en 1955. Après l’ A106 développée sur un châssis de 4 CV, il y aura l ’A108, qui disposera de sa propre plate-forme, mais de pièces issues de la Dauphine. Puis, en 1962, arrive la fameuse A110, toujours équipée d’un moteur placé en porte-à-faux arrière et réalisé en collaboration avec Renault, qui fournit, cette fois-ci, des pièces de Renault 8. La conception de l’auto met très vite tout le petit monde de la compétition d’accord et fait faire des miracles à ceux qui la pilotent. Le modèle sera produit durant quinze ans à plus de 7 100 exemplaires. Très investi dans le partenariat, Renault met à disposition son réseau de concessions pour la diffusion et la maintenance des voitures, qui s’adressent désormais au grand public. Ce qui n’empêche pas Jean Rédelé de faire construire, en 1969, sa propre usine, toujours à Dieppe, pour mieux répondre à la demande. Si les premières A110 sont pourvues d’un moteur de 956 cm3 développant 55 ch, certains modèles d’usine ou « reconditionnés » par des préparateurs privés pourront être équipés de motorisation allant jusqu’à 2 l de cylindrées et affichant plus de 200 ch. Des chiffres incroyables pour une auto de quelque 625 kg – elle doit son poids plume à sa carrosserie en fibre de verre –, qui se voit propulser, selon le moteur, entre 170 et 215 km/h, vitesse qu’elle atteint d’ailleurs très rapidement. Ce qui était bien assez pour faire la différence sur les tracés sinueux de montagne. Pourtant, l’A110 va devoir céder sa place à l’ A310, produite dès 1971. L’auto a tout de la GT dont Jean Rédelé rêvait depuis quelque temps, avec des mensurations plus généreuses offrant davantage de confort. L’A310 est équipée d’une banquette arrière, et d’un moteur plus puissant – le fameux V6 PRV – rendant son utilisation plus adaptée au quotidien, en ville. En 1973, Renault rachète intégralement Alpine afin de développer sa gamme sport. En compétition, Alpine file toujours bon train. L’année du rachat, l’ A110 remporte le Rallye Monte-Carlo et surtout le Championnat du monde des rallyes. Cinq ans plus tard, ce sera une victoire au général au Mans, cette fois-ci avec un prototype d’usine. Une première pour Renault, qui ne parviendra jamais à réitérer l’exploit. Tandis que Jean Rédelé quitte l’entreprise la même année, à la suite de désaccords avec le nouveau propriétaire, Alpine lui survivra jusqu’en 1995 et sortira plusieurs modèles destinés au circuit, ainsi que deux héritières à l’A310 : la GTA et l’A610. Le succès commercial de cette dernière n’est pas du tout au rendez-vous. Sans doute conscient de l’énorme potentiel mis au rebut un peu trop vite, le patron du groupe Renault, Carlos Ghosn, décide, en 2012, de relancer la marque. A la fois en compétition et en présentant des concept-cars (Alpine Célébration et Alpine Vision) qui préfigurent ce que devrait être la prochaine berlinette. Après cinq années de suspense, Alpine dévoile enfin, au Salon de Genève 2017, son nouveau modèle de série baptisé… A110. D’emblée, et même si l’auto a pris l’embonpoint qu’impose notre époque, nouvelles normes de sécurité oblige, on retrouve les lignes de la berlinette, sa calandre en pointe, son moteur en position arrière, et l’absence d’aileron arrière qui fait toute la ligne. « Nous connaissions tous les modèles de la marque, mais nous sommes allés à Dieppe fouiller dans les archives de Jean Rédelé pour bien nous imprégner de cette histoire. Et nous nous sommes vite rendu compte que la berlinette portait vraiment en elle l’ADN d’Alpine », explique Antony Villain, directeur du design d’Alpine. Ce qui lui a tout de même nécessité un travail très fin sur le design de l’auto pour avoir à la fois la part d’héritage suffisante – légèreté, simplicité, maniabilité –, et toutes les performances d’une voiture très moderne. « Au-delà de la ligne, nous avons fait le choix de suivre la philosophie de Jean Rédelé et de concevoir un véhicule compact. C’est-à-dire de se satisfaire d’un moteur 4 cylindres, forcément moins puissant. Ce choix nous a imposé une vraie discipline dictée par le cahier des charges, pour que l’auto soit à la hauteur des attentes sportives », souligne David Twohig, directeur technique de la marque. Carrosserie et châssis en aluminium, sièges Sabelt de 13 kg… participent à l’allègement de la voiture permettant, entre autres, de revoir à la baisse la taille des freins – Brembo développés pour l’A110 –, des pneumatiques ou des suspensions à double triangulation. Au final, l’A110 pèse moins de 1,1 tonne, soit un ratio record de 4,3 kg/ch. Le travail sur le design a eu son importance sur le caractère routier de l’A110. Au premier tour de clé, un doux ronronnement se fait entendre. L’auto n’a rien de ces engins qui cherchent à dominer ou à en imposer avant même d’avoir démarré. Elle affiche d’emblée un air sympathique. A faible régime, elle se conduit avec beaucoup d’aisance, mais dès qu’on appuie un peu sur l’accélérateur, elle ne se fait pas prier pour montrer ce dont elle est capable. Et pour cause, en passant en 4,5 s de 0 à 100 km/h, elle donnera du fil à retordre à une Porsche Carrera pourvue de 120 ch de plus. Et si on poursuit dans la comparaison, l’A110 est équipée d’une boîte de vitesses automatique à double embrayage assez similaire à celle de la sportive allemande. Autant dire que la boîte DCT Getrag à embrayage humide et 7 rapports fait des merveilles et qu’on hésiterait même à utiliser les palettes au volant. Au terme d’une matinée, on commence à avoir la bête bien en main, à doser le freinage, jauger de la tenue du route et choisir selon le parcours routier l’un des trois paramétrages de conduite, Normal, Sport et Track. Et c’est sur cette dernière position que l’A110 révèle tout son potentiel et son caractère plutôt joueur dans les courbes, en partie dû à la position centrale arrière de son moteur. En quelques tours, on saisit bien que l’Alpine ne se fait pas prier pour exprimer ses envies de glisse, assez aisées à contrôler, même sans les talents d’un pilote de course. A croire que les 1 955 donneurs d’ordre de la première série, tout simplement baptisée Première Edition – un chiffre qui rappelle la date de création d’Alpine –, qui ont rempli le carnet de commandes en seulement quarante-huit heures, ont eu du nez, car aucun essai n’avait été possible. Il faudra attendre encore quelques mois pour pouvoir prétendre à l’un des deux nouveaux modèles proposés, la Pure et la Légende, dont la différence se joue essentiellement sur les finitions, notamment une sellerie en cuir premium, des sièges totalement réglables en lieu et place du « baquet de course » de la Première Edition… bref, une auto pour tous les jours à même de concurrencer les Audi TT RS, Porsche Cayman et autre Lotus ou Alfa Romeo 4C. Alpine a déjà annoncé une version destinée à la compétition baptisée GT4, en écho à la catégorie dans laquelle elle devrait courir. Celle-ci, une fois n’est pas coutume, sera équipée d’un gros aileron afin de donner du répondant au rapport poids/puissance hors pair de ­3,2 ­kg­/­ch. Prévue pour la saison 2019, elle sera mise au point par Signatech, préparateur de tout premier plan dans l’univers de la course automobile, et déjà partenaire d’Alpine en endurance. Cette nouvelle étape permettra ainsi à Alpine de revenir en compétition, cette fois-ci à côté des marques prestigieuses produisant des ­voitures de série… et nous, on craque !
Lifestyle
Agence de Paris
Hugo Boss célèbre Michael Jackson et réédite son légendaire costume blanc Hugo Boss célèbre Michael Jackson et réédite son légendaire costume blanc
À l'occasion de l'exposition Michael Jackson : On the Wall, du 23 novembre au 14 février 2019 au Grand Palais, Hugo Boss réédite l'iconique costume blanc de Michael Jackson, aperçu sur la pochette de “Thriller”, album le plus vendu de tous les temps. Une collection capsule complétée par quelques pièces unisexes sur lesquelles trône le roi de la pop. Vestes à sequins, mocassins cirés et chaussettes blanches, ou encore vestes militaires… Parmi les pièces iconiques portées par Michael Jackson, on retient le légendaire costume immaculé, aperçu en 1982 sur la pochette de Thriller, l’un des albums les plus vendus de tous les temps. Cette tenue intemporelle est signée Hugo Boss, et adopter l'allure de dandy décontracté du roi de la pop est désormais possible. Le label allemand réédite l'emblématique costume blanc à 100 exemplaires numérotés, à l’occasion de l’exposition Michael Jackson : On the Wall, qui se déroule du 23 novembre au 14 février 2019 au Grand Palais. Pour compléter cette collection ultra limitée, Hugo Boss imagine trois tee-shirts unisexes en coton au design épuré : des pièces noires ou blanches sur lesquelles apparaîssent des silhouettes ou des portraits du chanteur. D’ailleurs, pour élaborer ces tee-shirts, la maison a collaboré avec l'artiste anglais Graham Dolphin, célèbre pour ses reconstruction de sanctuaires publics bâtis à l’origine par des fans en hommage aux stars du rock. Graham Dolphin sublime notamment la pochette de l’album Thriller en y integrant les déclarations des nostalgiques de Michael Jackson.
Lifestyle
Agence de Paris
Les nouvelles tables des décorateurs Les nouvelles tables des décorateurs
La Maison du Caviar par Oitoemponto, photo ci dessus Pour l’ouverture de la nouvelle Maison du Caviar – une institution depuis 1956 - le duo de décorateurs Oitoemponto a imaginé un décor années trente. Appliques précieuses, banquettes profondes et papier peint deGournay côtoient des bouquets de fleurs La Chaume, tandis que l’éclairage tamisé et la moquette feutrée portent à l’intimité. À la carte, du caviar décliné sous toutes les formes (œufs à la coque, spaghettis) mais aussi de délicieuses tranches de saumon fumé. Astair par Tristan Auer, première photo ci jointe à droite Encore une bonne adresse pour le passage des Panoramas ! Pensée par Tristan Auer, cette brasserie fait la part belle à la cuisine française, la vraie. Installé dans une assise en cannage ou sur les banquettes en cuir et toile rouge, on goûte l’assiette du chef Gilles Goujon. Cuisses de grenouille, escargots, sardines à l’huile… lacarte ravira les plus chauvins. Pour les autres, on conseille l’œuf parfait aux champignons, la sole meunière ou la cocotte de poissons et fruits de mer au safran. Côté décoration, mention spéciale pour le plafond en liège taillé à la main. Girafe par Joseph Dirand, deuxième photo ci jointe à droite Au cœur du Palais de Chaillot, Girafe est le restaurant où tout le monde se presse depuis son ouverture. Pensée dans un style Art déco par l’architecte star Joseph Dirand, la salle marie une palette de tonalités fumées à un impressionnant bar en marbre. Dans l’assiette, le chef Benoît Dargère signe une cuisine sous le signe de la mer : linguine au homard, ceviche de saumon spicy au lait de coco, poulpe grillé… Compter plusieurs jours pour obtenir une réservation.
Immobilier
Agence de Paris
A Paris, lever de rideau pour l'hôtel du Berri A Paris, lever de rideau pour l'hôtel du Berri
Rien ne subsiste de l’hôtel particulier parisien qu’occupa Elsa Schiaparelli au 20, rue de Berri. Pourtant, dans l’immeuble construit au même endroit par l’architecte et urbaniste Maurice Novarina au mitan des années 70, c’est bien le style débridé et mondain d’une couturière de génie qui ressurgit aujourd’hui dans un hôtel. La famille Dokhan, hôteliers indépendants déjà propriétaires du Dokhan’s et du Metropolitan, a souhaité faire de ce bâtiment atypique un lieu de vie hors du temps et des modes, et surtout loin des codes conventionnels de l’hôtellerie de luxe. Sachant l’hôtel adoubé par Marriott pour sa Luxury Collection, le scénographe Philippe Renaud signe un univers fantasque, néoclassique en diable, cabinet de curiosités autant que scène théâtrale. Passé la surprise du hall d’entrée et de la réception dans leur exubérant mariage des styles (statuaires « retour d’Égypte », mobilier Louis XIII twisté à l’imprimé batik, lampe Atollo de Vico Magistretti, rosace de marbre à l’italienne…), on plonge en apnée dans un monde onirique croisant les mythologies. L’intime salon aux sculptures est un sas tranquille avant le bar Bizazz ouvert sur un saisissant paysage : une immense cour anglaise, presque une forêt au cœur des Champs-Élysées. Dans les étages (75 chambres à partir de 32 m2, pour moitié en suites qui donnent sur ce jardin), dix décors « à la manière de » convoquent le gotha des décorateurs et artistes parisiens, période Trente glorieuses : Giacometti, Jean-Michel Frank, Madeleine Castaing, David Hicks ainsi que l’élite de ce style très théâtral maîtrisé par Jeanne Lanvin, Marie-Laure de Noailles, Coco Chanel et naturellement Elsa Schiaparelli qui, quarante ans durant, invita ici le Tout-Paris. Une domotique high-tech contrôlée sur iPad inclut Apple TV, accès Netflix et hi-fi Focal, en marge de salles de bains en marbre chauffées par le sol, d’aromathérapie Skinjay, de toilettes Toto, de produits Diptyque et d’un spa Carita. Le restaurant Le Schiap est une autre bouffée délirante où l’illustrateur Hippolyte Romain, fin caricaturiste de la vie mondaine parisienne croque en une vaste fresque le roman à clef d’une époque. Champagne, darling !
Lifestyle
Agence de Paris
Qui est Ole Scheeren, l’architecte du futur qui a conquis l'Asie ? Qui est Ole Scheeren, l’architecte du futur qui a conquis l'Asie ?
L’Allemand Ole Scheeren a cosigné avec Rem Koolhaas l’un des joyaux architecturaux du XXIe siècle, le CCTV Headquarters à Pékin. De Francfort à Singapour, il essaime à travers le monde sa vision optimiste et ses bâtiments spectaculaires et futuristes aux lignes déconstruites. Jeune architecte allemand, Ole Scheeren a seulement 31 ans lorsque le grand Rem Koolhaas lui confie la responsabilité de développer en Asie sa célèbre agence OMA. Dix-huit ans plus tard, il peut s’enorgueillir de quelques belles réussites. Tel le bâtiment de la télévision chinoise à Pékin, par exemple, qui lui a demandé dix ans de combat acharné. La structure forme un spectaculaire anneau cubique déconstruit, comme si deux gigantesques arches de la Défense s’élevaient de façon oblique l’une vers l’autre. Le CCTV Headquarters incarne incontestablement l’une des plus belles réalisations architecturales du XXIe siècle… et Ole Scheeren en partage désormais – après la négociation qui a suivi son départ d’OMA – la signature avec Rem Koolhaas. C’est que l’homme a de l’ambition, et de l’assurance. L’aventure en solitaire d’Ole Scheeren commence en 2010, lorsqu’il monte sa propre agence (Büro Ole Scheeren) et se lance dans plusieurs projets d’envergure. En janvier dernier, il inaugurait à Pékin le Guardian Art Center, amoncellement de cubes de plus de 56 000 m2 accueillant un musée et l’une des plus célèbres maisons de ventes, face à la Cité interdite. Un puzzle cubique surplombé par une structure rectangulaire en verre flottant dans les airs. C’est également lui qui a imaginé, à Bangkok, la gigantesque tour résidentielle MahaNakhon, qui, du haut de ses 314 mètres, contemple la ville tel un amas de pixels. Enfin, à Singapour, l’architecte vient d’achever son œuvre DUO, deux tours incurvées et sculptées à la manière de blocs tout droit sortis du jeu Tetris. “Contrairement à beaucoup d’autres, je ne crois pas que l’architecture ait pour objectif de résoudre des problèmes. Ce serait implicitement penser que nous apportons des solutions toutes faites alors que l’architecture est là pour créer des possibilités.” C’est pourtant à Berlin qu’on rencontre Ole Scheeren, une gravure de mode qui ne colle pas à l’image d’Épinal de l’architecte austère à col roulé noir. Mais être célébré par le Vogue américain, entretenir des amitiés avec des artistes (Apichatpong Weerasethakul, Douglas Coupland), ou même avoir eu une relation avec une actrice star (Maggie Cheung pour ne pas la nommer) n’a jamais empêché le talent. De retour sur ses terres, donc, l’Allemand est bien décidé à mettre son expérience asiatique à l’épreuve de l’Occident. “L’Ouest a un besoin croissant de se réinventer pour se préparer à un futur dans lequel sa place dominante est loin d’être assurée. C’est dans cette perspective que j’ai ouvert mon agence à Berlin, il y a trois ans”, explique-t-il. Ayant travaillé dans les pays parmi les plus ouverts aux changements et aux formes de pensée nouvelles, Ole Scheeren est armé pour faire face à ce défi. “Contrairement à beaucoup d’autres, je ne crois pas que l’architecture ait pour objectif de résoudre des problèmes, souligne-t-il. Ce serait implicitement penser que nous apportons des solutions toutes faites alors que l’architecture est là pour créer des possibilités. Je ne veux rien imposer aux gens qui vivent dans mes bâtiments, plutôt leur offrir l’opportunité de créer leurs propres solutions, leurs propres histoires et manières de vivre. De toute façon, quel que soit le scénario que j’envisage, la réalité le réécrira, les personnes l’adapteront.” Avec Ole Scheeren, la célèbre formule “form follows function” (la fonction définit la forme d’architecture) se voit remplacer par “form follows fiction”. “Dans mon projet Interlace à Singapour [imbrication verticale de vastes blocs rectangulaires résidentiels et d’espaces collectifs, formant un village de huit hectares], chacun peut écrire ses propres ‘fictions’. On peut profiter d’un peu de solitude au sein de son appartement, ou bien préférer les espaces collectifs, et engager une discussion avec ses voisins dans l’une des cours où l’architecture crée d’elle-même un microclimat plus frais, ou même encore se retirer dans des espaces semi-publics pour lire un livre tout en étant sûr de n’être dérangé par personne.” Respecter la vie privée, éviter la solitude subie, faciliter les relations sociales… Cette articulation entre le collectif et l’individu est au cœur d’une pratique forgée dans des contrées où l’individu, justement, n’a pas toujours eu la place prépondérante qu’il occupe en Occident. Cette idée d’interconnexion est tout autant à l’œuvre dans les relations qu’Ole Scheeren établit entre ses architectures et la ville. Ses structures forment, littéralement, un cadre physique accueillant le paysage de la ville : à travers les arches du CCTV Headquarters, on embrasse tout Pékin, tout comme l’espace séparant les tours DUO laisse pénétrer la ville de Singapour. Il applique la même approche dès son premier projet européen, à Francfort : la reconversion d’un bâtiment vieillissant en béton fermé sur lui-même en une tour ouverte sur la ville. “Je crois sincèrement à l’impact de l’architecture sur la société, conclut-il. En tant qu’architectes, nous nous devons d’être radicalement optimistes. Le cynisme est la dernière des choses dont nous avons besoin.”
Lifestyle
Agence de Paris
ESCAPADE : LE BARN HÔTEL À RAMBOUILLET ESCAPADE : LE BARN HÔTEL À RAMBOUILLET
BARN comme… Bien-être extérieur Le Barn doit son nom aux anciennes granges agricoles dans lesquelles ont été créées les chambres, contemporaines et tout confort, aux baies vitrées s’ouvrant sur l’extérieur pour créer un sentiment d’espace et d’ouverture. Une vraie volonté d’Edouard : “tout le lieu a été conçu pour être appréhendé de l’intérieur comme de l’extérieur et pour que l’on puisse passer sans cesse de l’un à l’autre. Je voulais que les gens se sentent dans un environnement ouvert mais confortable”. A l’hôtel comme à la maison Edouard définit le Barn comme : « une maison de campagne au sein d’un hôtel, avec toute la notion de service que peut comporter un hôtel. On peut laisser quelques affaires d’un séjour à l’autre, il y a donc une notion d’appropriation du lieu, puisqu’on peut y laisser une trace de soi. On est pas chez soi, en revanche on est dans “son” hôtel. Quand on arrive, les lits sont faits, les repas aussi, on a rien à gérer, juste à profiter.” Les joies d’une maison de campagne, sans la logistique à gérer en effet ! Rassembler et Rationaliser Des dortoirs ont été créés pour que les parents puisse y faire dormir leurs enfants sans avoir à leur booker une chambre. Edouard nous explique leur raison d’être :« ça n’a pas de sens, on a pas besoin d’une chambre pour des enfants. Les parents peuvent en revanche booker un dortoir avec 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou même 8 lits à côté d’une chambre mitoyenne pour pouvoir checker ce qui se passe dans le dortoir. » Une démarche qui au delà de l’aspect pratique se veut aussi démocratique, avec des tarifs à 50€/la nuit petit-déjeuner inclus, permettant de vivre l’expérience Barn à moindre frais. On salue l’idée. Nature Situé au beau milieu du Haras de la Cense, Le Barn est une ancienne ferme agricole. Edouard nous explique la genèse du projet :“en cherchant de l’hôtellerie différenciante et différenciée autour de la ville, je voyais bien qu’il n’y avait pas de réponse à mes demandes. Je ne voulais pas d’une approche passéiste de la nature et de la campagne. J’ai voulu créer un lieu qui soit à la fois contemporain, authentique et surtout en lien avec la nature”. Pari réussi grâce à l’espace vert de 200 hectares qui ceint l’hôtel, faisant de la nature, omniprésente, un élément à part entière du lieu.
Lifestyle
Agence de Paris
Brach, le nouvel hôtel designé par Philippe Starck, vient d'ouvrir ses portes Brach, le nouvel hôtel designé par Philippe Starck, vient d'ouvrir ses portes
Un nouvel hôtel vient d'ouvrir ses portes dans le 16ème arrondissement de la capitale. Designé par Philippe Starck, l’Hôtel Brach dévoile, en plus de ses nombreuses chambres et suites, un restaurant, un bar, une pâtisserie, un spa, une piscine et même un potager sur le toit ! Le groupe Evok Hotels Collection (Nolinski Paris, Brasserie Réjane, restaurant du Palais Royal) vient d'ouvrir les portes du dernier-né de la famille : l'Hôtel Brach. Niché dans le 16ème arrondissement de la capitale, ce nouvel hôtel suscite déjà les convoitises avec un espace entièrement imaginé et réinventé par l’incontournable Philippe Starck. Au sein de ce grand complexe, les clients peuvent se détendre dans l'accueillant et chaleureux lobby, décoré de totems et de sculptures, dans l'une des 52 chambres lumineuses et dotées d'une sélection de livres; ou bien encore dans l'une des 7 suites toutes dotées de terrasses arborées avec bain norvégien, vue sur les toits de la ville, et même vue sur la Tour Eiffel pour certaines ! Les clients des suites ont également le privilège de l'accès au jardin urbain en rooftop, pour y déguster un cocktail, un plat préparé au barbecue ou pour regarder les légumes du potager pousser tranquillement. Détente également au club de sport de 1000m2, à la piscine, au sauna, au hammam et lors des cours collectifs de fitness, de pilates, de boxe, de yoga, de gym et de musculation, pour les plus sportifs ! Le restaurant de 160 couverts propose, quant à lui, une cuisine du bassin méditerranéen, saine, équilibrée, de saison et surtout savoureuse, avec des produits sélectionnés auprès de bons producteurs par le chef Adam Bentalha, passé par l’hôtel Ritz Paris, L’Espadon ou encore Le Royal Monceau. Et pourquoi ne pas terminer votre dîner au bar à cocktails de l'hôtel ? L'équipe du bar a choisi d'y travailler des produits frais : condiments préparés minutes, épices pilées au mortier, jus extraits à froid et sirops préparés maison pour offrir à ses clients une carte originale, élaborée par Simon Quentin, double Médaille d’or aux concours départementaux et régionaux du Meilleur Apprenti de France dans la catégorie Barman. Les becs sucrés ne sont pas en reste avec la pâtisserie, véritable boutique de quartier au sein-même de l'hôtel Brach, avec à sa tête le chef pâtissier Yann Brys, meilleur ouvrier de France en 2011. Yann Brys y propose des desserts traditionnels ainsi que des créations originales et colorées, en résonance avec les plats du chef Adam Bentalha. L'adresse parfaite pour votre prochaine nuit à Paris ?
Lifestyle
Agence de Paris
Portrait d'un artiste : Jan Voss, peintre, aquarelliste, sculpteur, céramiste, graveur Portrait d'un artiste : Jan Voss, peintre, aquarelliste, sculpteur, céramiste, graveur
Jan Voss, né le 9 octobre 1936 à Hambourg, est un peintre, aquarelliste, sculpteur, céramiste et graveur allemand vivant en France. Jan Voss fuit le domicile familial et se retrouve en Turquie en faisant de l'auto-stop. Il y restera six mois. Son père lui envoie un billet de train pour le retour. Il s'inscrit alors à l'académie des beaux-arts de Munich où il étudie de 1956 à 1960. Ce sont les dessins qu'il a rapporté de Turquie qui lui ont permis de se présenter au concours de l'académie. En 1960, ayant obtenu une bourse pour passer une année à l'étranger, il choisit de venir vivre à Paris. De 1960 à 1972, il expose régulièrement aux côtés d'autres artistes appartenant au groupe de la Figuration narrative. En 1964 il réalise notamment une série de dessins qu'il intitule La Vie parisienne et fait sa première exposition personnelle parisienne à la galerie du Fleuve. Installé entre Paris et Berlin, il enseigne de 1966 à 1967 à l'École supérieure des beaux-arts de Hambourg. En 1987, il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il enseigne jusqu'en 1992. Son œuvre tente de rendre compte d'une réalité quotidienne en inventant de petites histoires dans ses toiles où figurent des animaux, des personnages. Il additionne, superpose des objets usuels, des animaux, des végétaux, des silhouettes d'hommes et de femmes. Son travail s'éloigne peu à peu de l'influence de la Figuration narrative. Ses travaux, « tracés à la ligne », sont saturés de signes noirs et de lignes aquarellées. A partir des années 1980, il ajoute de nouveaux matériaux dans ses œuvres et réalise de petites sculptures (totems, empilements de cubes…). Jan Voss est également graveur et a notamment travaillé sur la lithographie et la xylographie.
Lifestyle
Agence de Paris