voulez
vous
vivre ?

fr | en
Actualités


voulez
vous
vivre ?

Actualités

Le Palais Bulles de Pierre Cardin Le Palais Bulles de Pierre Cardin
Face à la baie de Cannes, nichée dans le massif de l'Esterel, cette surprenante maison située sur les hauteurs de Théoule-sur-Mer offre une vue saisissante sur les rivages et les calanques ocres de la Riviera. Née de la volonté d’un homme, cette maison unique aux multiples modules ondulants et sphériques, parsemée de terrasses et de bassins est suspendue entre ciel et mer, face à la Méditerranée. Ses formes féminines se prolongent dans la décoration avec des meubles conçus sur mesure par des artistes contemporains pour épouser harmonieusement les murs des nombreuses suites. Ce lieu futuriste, labyrinthe des temps modernes est une invitation au rêve, avec ses larges hublots où s’engorgent la lumière du soleil, le reflet des flots et les voiles des bateaux. Le couturier et mécène Pierre Cardin a acquis en 1992 cette Maison Bulles que Pierre Bernard avait érigée en 1984. Avec la complicité d’Antti Lovag, l’architecte des lieux, il en fera une “folie architecturale” qui étonne et que le monde entier nous envie. “Ce palais accroché à la roche de l’Estérel est devenu mon coin de paradis, ses formes cellulaires sont la concrétisation depuis longtemps de l’image de mes créations. C’est un musée où j’expose les œuvres de créateurs contemporains.” Antti Lovag l'architecte se définissait lui-même avec une douce ironie comme un “habitologue”, une sorte de bricoleur-aventurier. Dans ses rêves, tout devait être rond, lisse et caressant, pour faire circuler les corps, les idées et les sentiments.
Lifestyle
Agence de Paris
Bâtir sous le second Empire Bâtir sous le second Empire
Posté le 10/09/18 Bâtir sous le second Empire
Une exposition de 34 aquarelles d'architecture : du 2 octobre 2018 au 12 janvier 2019 au Cabinet des dessins Jean Bonna Vernissage lundi 1er octobre, à 18h Riche de plus de 40 000 dessins d’architecture, les Beaux-Arts de Paris dévoilent cet automne une partie de cette collection, en exposant trente-quatre aquarelles portant sur des projets d'architecture conçus lors de la formation des jeunes architectes sous le Second Empire. Les dessins exposés, datés entre 1848 et 1867, constituent une véritable mémoire visuelle de l’enseignement académique dispensé aux élèves de la section d’architecture et un miroir où se reflètent les modes architecturales de cette seconde moitié du XIXe siècle. Après la présentation de dessins d’architecture de l’avant-garde russe du début du XXe siècle, le Cabinet des dessins Jean Bonna, expose à la rentrée, des dessins scolaires d’architecture issus du fonds de l’École des Beaux-Arts. Mis en place par Jacques-François Blondel en 1763, le concours d’émulation joue un rôle fondamental dans les débuts de la formation du jeune architecte avant le Prix de Rome. Tout au long de l’année, il rythme la vie de l’École des Beaux-Arts et deux siècles durant constitue la pierre angulaire de la pédagogie, jusqu’à la suppression des concours en 1968. Cet exercice représente pour les élèves l’occasion de faire preuve d’inventivité et de savoir-faire, en répondant aux programmes fixés par les professeurs. Il consiste à exécuter en une seule séance de douze heures un plan, une coupe transversale et une élévation d’un bâtiment précis. Conçues sur le papier , ces trois études du projet sont réalisées à l’aquarelle, offrant des possibilités infinies de nuances et de couleurs. Le recours à cette technique qui exige plus d’habiletés graphiques que de connaissances architecturales a pour but de séduire les membres de Jury afin d’être sélectionné. Les programmes soumis par les professeurs sont révélateurs des mutations sociales, esthétiques, politiques et urbanistiques de la seconde moitié du siècle. C’est en effet l’époque où Paris se transforme, avec la percée des grands boulevards, l’aménagement des jardins et des promenades et la construction de théâtres et de lieux de divertissement. Véritables morceaux de bravoure, les dessins exposés illustrent en partie les innovations techniques qui caractérisent le milieu du XIXe siècle : ils représentent des panoramas, des volières, des fontaines d’arrosement public, mais aussi des monuments en hommage à l’industrie et des ponts de chemin de fer. L’utilisation de matériaux nouveaux comme le fer et du verre est associée au vocabulaire classique et puis éclectique, symbole du luxe et de l’exubérance de l’époque. L’utilisation de matériaux nouveaux comme le fer et du verre est associée au vocabulaire classique puis éclectique, symbole du luxe et de l’exubérance de l’époque. A ne pas manquer !
Lifestyle
Agence de Paris
NE LOUPEZ PAS LES TRAVERSÉES DU MARAIS NE LOUPEZ PAS LES TRAVERSÉES DU MARAIS
CE WEEKEND DU VENDREDI 7 AU DIMANCHE 9 SEPT Créer des ouvertures et des passerelles, mais aussi surprendre et faire vibrer l’un des quartiers historiques les plus prisés de Paris, voici quelques-unes des vocations de ces Traversées du Marais. Le festival se déploie cette année, le temps d’un week-end, dans vingt-huit lieux emblématiques du quartier, à travers des propositions artistiques pluridisciplinaires. Après une édition festive sur la thématique du « carnaval » en 2016 et sur la déambulation oisive en 2017 avec « à contretemps », Les Traversées du Marais vous convient en 2018 à vivre la rentrée “Sur le fil…” Fil d’Ariane entre les lieux du réseau, fil rouge artistique qui invite aux parcours dans le Marais, un chemin à chercher, hors des sentiers battus, afin de découvrir la face cachée de nos institutions. Du Haut-Marais vers le Marais Sud, avec une programmation majoritairement gratuite : les petites formes circassiennes, les concerts, le funambulisme décalé, les expositions, la danse, les performances théâtrales, le bal arty, les promenades, les visites d’ateliers d’artistes, les projections et les lectures sont autant de propositions artistiques que d’institutions qui les portent. Le festival Les Traversées du Marais est une initiative du réseau Marais Culture +. Situé au carrefour des 3e et 4e arrondissements, le quartier du Marais se distingue dans le panorama parisien aussi bien par son histoire et son patrimoine d’exception que par le nombre de musées et d’institutions culturelles de référence qu’il abrite. Le réseau Marais Culture + est né de la volonté de ces acteurs de mettre en valeur la richesse du Marais, véritable concentré de culture, dans le cadre d’une coopération dépassant les frontières administratives. Ce réseau a vocation à faire connaître les trésors de ce quartier emblématique tout en garantissant sa valorisation et sa préservation. Les membres du projet souhaitent ainsi s’engager activement dans la promotion culturelle du Marais à travers l’organisation de projets thématiques réguliers sur le territoire, la promotion et la multiplication de collaborations pertinentes entre les membres du réseau.
Lifestyle
Agence de Paris
Folie architecturale en Bolivie Folie architecturale en Bolivie
Posté le 05/09/18 Folie architecturale en Bolivie
L’ARCHITECTE FREDDY MAMANI SILVESTRE CONSTRUIT DES IMMEUBLES DONT LES MOTIFS ET LES COULEURS SONT INSPIRES DE LA CULTURE ANDINE. SPECTACULAIRE L’arrivée au pouvoir, en 2006, d’Evo Morales, premier chef d’État d’ascendance amérindienne du pays à s’être armé en tant que tel – il est d’ailleurs lui aussi d’origine aymara – n’est sans doute pas étrangère à sa montée en puissance : « L’élection de “mon président”, Evo Morales, nous a permis non seulement de nous développer en tant qu’indigènes, mais aussi de récupérer notre identité et notre culture millénaires, lesquelles étaient quasiment dans l’abîme de la disparition, observe-t-il. De plus, en étant désormais reconnus, nous, peuples indigènes, participons à la construction du nouvel État plurinational de la Bolivie. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui toute la liberté de nous montrer tels que nous sommes, à travers une architecture qui, bien sûr, nous identifie. »
Immobilier
Agence de Paris
Barclay and Crousse : des architectes au Pérou Barclay and Crousse : des architectes au Pérou
Jean-Pierre Crousse, né à Lima en 1963, obtient son diplôme d’architecte à l’Université URP à Lima, puis à Politecnico di Milano. Il a enseigné à l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville de 1999 à 2006, et il est actuellement professeur à la Pontificia Universidad Católica del Perú et professeur invité dans plusieurs universités au Chili, Argentine et Colombie. Sandra Barclay, née à Lima en 1967, obtient son diplôme d’architecte à l’Université URP à Lima, puis à l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville. Elle obtient le Prix Robert Camelot 1993, décerné par l’Académie d’Architecture, et est boursière de la Fulbright Foudation en 1999. Elle est actuellement professeur à la Pontificia Universidad Católica del Perú. En 1994, Sandra Barclay et Jean Pierre Crousse créent et dirigent à Paris Barclay & Crousse Architecture. En 2006, ils ouvrent une agence à Lima, poursuivant les projets en France sous le nom d’Atelier Nord Sud, associés à Jean-Marc Viste et Guilhem Roustan. Leur œuvre a reçu plusieurs prix internationaux, notamment les Emerging Architecture Awards (Royaume Uni, 2001 et 2003), le Record Houses Award (Etats Unis 2004), le prix de la meilleure œuvre construite à la Biennale Iberoaméricaine (Espagne, 2004), le prix Amérique Latine à la Biennale de Buenos Aires 2013 et le prix CICA 2013 catégorie Amérique Latine, décerné par le Comité International de Critiques d’Architecture. Leurs projets ont été publiés dans les principales revues, telles Casabella, Abitare, A+U, GA Houses, Architectural Review, Architectural Record, Arquitectura Viva, AMC, entre autres. Une monographie sur les projets péruviens a été publiée par Lettera Ventidue éditions : Barclay & Crousse « Segnali di Vita tra Due Deserti », Siracuse 2012 Après s’être confronté à l’urbanisme chaotique de la ville de Lima, il faut prendre la direction du Sud pour regagner la tranquillité péruvienne. C’est au km 116 de la seule route bordant la côte du Pérou que les architectes Sandra Barclay et Jean-Pierre Crousse ont imaginé trois projets résidentiels. Cachées derrière un large portail en bois, une quinzaine de maisons se côtoient sur les hauteurs arides de la plage La Escondida. Agrippées à la falaise, trois maisons font face à l’immensité de l’océan pacifique… C’est au cours des années 1998, 2001 et 2002 que Barclay et Crousse dessinèrent ces trois projets depuis leur atelier parisien, trois maisons nommées casas 39, 40 et 41. Conscients de la difficulté à suivre un chantier à distance et désireux de garder le total contrôle sur la réalisation, le couple d’architecte ôta tout détail superflu du projet pour ne garder que le gros œuvre et la notion d’espace. Préférant travailler avec les matières environnantes afin de minimiser le coût et l’énergie de transport, les maisons se constituent essentiellement de béton pour la maçonnerie, de brique en terre crue pour le remplissage, enduites par la suite de ciment parfois peint. S’inspirant de certains principes des maisons précolombiennes, Barclay et Crousse imaginèrent des espaces, pour la majeure partie, extérieurs, afin de dépasser la notion d’abri pour s’intéresser en priorité à l’idée de microcosme. Grâce à une forme moderne et épurée, les espaces, à la fois fluides et transparents, entretiennent ainsi quasiment toujours un lien avec le paysage.
Immobilier
Agence de Paris
Le Mob Hôtel : un établissement avant-gardiste Le Mob Hôtel : un établissement avant-gardiste
Avec son projet coopératif érigé à Saint-Ouen, Cyril Aouizerate compte bien révolutionner une hôtellerie trop conservatrice à son goût. Visite en avant-première de l'hôtel Monde, un lieu festif et iconoclaste. Par son allure, Cyril Aouizerate -philosophe-entrepreneur, hipster avant l'heure- détonne dans cet univers plutôt convenu. Contrairement à quantité de ses pairs, il ne revêt pas le sempiternel ensemble costume gris, chemise blanche et cravate sombre. Il sait que l'habit fait l'homme. Dans ses bureaux du XIe arrondissement de Paris, il porte en ce matin glacial de février un chapeau en fausse fourrure panthère, des colliers tibétains sur une chemise immaculée, une veste noire et des chaussures en python. Sa barbe grisonnante et ses lunettes rondes lui donnent de faux airs de rabbin qu'il assume. Cet amateur de sensations fortes n'est pas du genre à suivre le peloton. Il préfère de loin imposer sa vision. Voir les choses en grand, regarder loin devant et prendre les gens de court, comme il l'a fait en 2008 en s'associant à Serge Trigano et à Philippe Starck pour ouvrir, à Paris, le premier hôtel Mama Shelter. Et comme il recommence, aujourd'hui, avec son nouveau projet, le MOB (Maïmonide Of Brooklyn), un hôtel avant-gardiste et protéiforme, en plein cœur de Saint-Ouen. "Ce lieu dans la mouvance des MOB - restaurants végans inaugurés à Paris et Brooklyn- est une île citadine, une république rêvée. Entre le monastère, le kibboutz et l'hôtel urbain 4 étoiles, ce refuge a pour ambition de fédérer une communauté, mais hors communautarisme." Et il sait de quoi il parle, ce fils de typographe élevé dans la cité du Mirail, à Toulouse, où il reconnaît avoir été heureux dans les années 1970, avant de poursuivre des études de droit et de philosophie dans la Ville rose et de publier la première biographie de René Bousquet (René Bousquet. Biographie d'un collabo, éditions du Forum). "Mes parents venaient de Constantine, une ville du nord-est de l'Algérie ; l'hospitalité a toujours fait partie intégrante de notre culture méditerranéenne. Je me souviens que, enfant, je vivais en tribu. Notre maison était ouverte à tous et aux grandes tablées de 40 personnes", raconte Cyril Aouizerate. On l'aura compris, le partage et l'hospitalité ne sont pas pour lui de vains mots. Ni une stratégie marketing, mais bien des valeurs qu'il véhicule par la vue, le son, les odeurs... Car, dans ce lieu de vie, singulier et fécond, la musique, le cinéma, la littérature, la gastronomie et le voyage font partie inhérente du dispositif mis en place sur un territoire en partage. Campé dans les anciens bureaux de General Electric, le bâtiment de deux étages a subi une réhabilitation magistrale. La façade extérieure a été rhabillée de briques, clin d'œil au passé industriel de la ville de Saint-Ouen, et les murs intérieurs, recouverts de pin noir étuvé. A l'intérieur, 92 chambres quasi monacales, volontairement dépourvues du superflu, qui n'offrent ni télévision ni armoire, mais des patères qui courent le long du mur, un bureau, un grand réfrigérateur (dans les suites) et de la couleur : rose barbe à papa, vert d'eau ou jaune coquille d'œuf. "Même si l'on a travaillé à l'économie, soulignent Kristian Gavoille, architecte-décorateur formé par Philippe Starck, et Valérie Garcia, son associée, il n'était pas question de rogner sur le confort ou de faire des compromis sur l'excellence de la literie, digne d'un palace, ou du Wi-Fi à haut débit." Libre à chacun de louer à la réception un iPad, un home cinéma ou un peignoir. "En dépit du relatif dépouillement des chambres, nous avons mis un point d'honneur à les équiper d'un lit de camp baptisé le "divan de l'autre", pour inviter un ami à rester dormir sans majoration de prix." En forme de U, l'établissement abrite au centre une grande terrasse végétalisée - le cœur battant - et un potager sur le toit, confié aux habitants du quartier pour faire pousser leurs aromates, en souvenir des jardins ouvriers cultivés par les Audoniens jusqu'en 2009. "Il ne s'agit pas de prétendre nourrir le quartier, mais de créer de la fraternité, exprime le fondateur des lieux. Tout est pensé pour entretenir une certaine porosité avec les gens aux alentours et provoquer des rencontres. Et qui sait si nos clients ne partageront pas une blanquette de veau, un couscous ou une paella avec le voisin d'en face !" Pétri d'enthousiasme, de rêves et de bonnes intentions, Cyril Aouizerate, en utopiste pragmatique, compte offrir ici avec ses associés, Michel Reybier (chef d'entreprise) et Steve Case (l'un des fondateurs du portail Internet AOL), bien plus qu'un lit où passer la nuit. Ambitieux, le MOB entend défendre la créativité sous toutes ses formes : entrepreneuriale et artistique. Ainsi, depuis l'ouverture, l'hôtel accueille dans un espace de travail, baptisé Kolkhosita, 10 à 15 jeunes entreprises autorisées, moyennant 30 euros par mois, à disposer d'un bureau avec Internet, d'une imprimante, d'un casier et au besoin d'une salle de réunion. "Le rôle des start-ups est fondamental dans la création de nouvelles connexions au sein de cet établissement, tout comme l'accueil d'artistes en résidence. Ce printemps, Keziah Jones est attendu." Et Aline Afanoukoé, directrice artistique du lieu et animatrice sur Radio Nova et France Inter, d'ajouter : "Pour encourager le brassage des genres, on va héberger une école de mode brésilienne implantée dans une favela de Rio. Et qui sait s'il n'y aura pas, parmi les élèves, le Jean Paul Gaultier ou le John Galliano de demain? Une façon de montrer que les banlieues regorgent de talents." Depuis l'ouverture, la musique et le cinéma infusent aussi les lieux. Scène live, happenings et DJ sets font vibrer les murs et les femmes sont à l'honneur : "J'en ai assez que la musique soit le domaine des machos, ajoute Aline Afanoukoé. Nous aurons même un cinéma en plein air. Au programme, des films de Buster Keaton, de Tex Avery ou d'Andreï Tarkovski autour d'un grand brasero." Théâtre et danse sont présents grâce aux associations invitées. Cyril Aouizerate le martèle : les habitants de Saint-Ouen comme les riverains sont les bienvenus. Le maître des lieux défend le vivre-ensemble et une hospitalité ouverte et internationale pour tordre le cou aux préjugés et aux conservatismes. Et qu'importe si on le prend pour un illuminé, sa détermination est sans limite : "J'aimerais que ce lieu force à la pause et à l'introspection", veut croire l'hôtelier-philosophe, pour qui le voyage donne l'occasion de se retrouver et de multiplier les expériences. "C'est pourquoi nous proposons des cours de tai-chi, de qi gong et de méditation, pour s'extraire du monde et, peut-être, mieux le penser..." Pour nourrir tous les appétits, Cyril Aouizerate, chantre du véganisme, a mis au point avec la complicité du chef, Brice Morvent, une carte simple mais de qualité et abordable, centrée sur les produits bio, sourcés en Ile-de-France si possible : des cocottes à partager, des hamburgers végan et une déclinaison de pizzas (avec farine exclusive sans enzymes), plat fédérateur par excellence. Ouvert à toutes les expériences, le MOB invitera de temps en temps des restaurateurs du quartier à faire découvrir leurs spécialités. Cerise sur le cheesecake, des food-trucks japonais, thaïs ou mexicains s'installeront dehors, le weekend. Last but not least, un marché bio viendra montrer aux touristes que Paris ne se limite pas à la tour Eiffel, mais que la région est aussi une terre agricole. Et Cyril Aouizerate de conclure : "Chez moi, l'hôtellerie n'est pas qu'une passion, c'est une mission au sens noble du terme !" Source : lexpress.fr
Lifestyle
Agence de Paris
Exposition Amabouz Taturo Exposition Amabouz Taturo
Posté le 29/08/18 Exposition Amabouz Taturo
Pourquoi une maison de poupée est-elle installée devant les portes du Palais de Tokyo ? C'est l'attraction dont tout le monde parle en ce moment. En se baladant Avenue du Président Wilson, dans le 16ème arrondissement de Paris, on peut tomber sur une drôle de construction, accolée aux murs du Palais de Tokyo, qui n'est autre qu'une maison de poupée géante. Pensée par l'artiste japonais Amabouz Taturo dans le cadre de l'expositon Encore un jour banane pour le poisson-rêve, donnée jusqu'au 9 septembre 2018, cette maison vaut le détour cet été. Avec ses murs roses, ses papiers peints trompe-l’œil et son mobilier coloré, la Doll's house est une invitation à retomber en enfance, thème de la saison d'expositions du Palais de Tokyo cet été. Structurée à la manière d'un conte dont le titre loufoque s'inspire d'une nouvelle de J.D. Salinger, l'exposition explore les différentes facettes de la construction identitaire de l'enfant en mettant en scène son sens de l'émerveillement, ses angoisses, sa capacité à inventer des univers. En parcourant les salles aux ambiances intimes et variées, les visiteurs se retrouvent dans une maison de poupée façon Alice au pays des merveilles, traversent une salle de classe désertée aux murs couverts de graffitis, croisent des statues de clowns esseulés aux postures énigmatiques... A ne pas manquer.
Lifestyle
Agence de Paris
Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
Lifestyle
Agence de Paris