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A Paris, lever de rideau pour l'hôtel du Berri

A Paris, lever de rideau pour l'hôtel du Berri

Lifestyle
Agence de Paris
Posté le 07/11/18

Rien ne subsiste de l’hôtel particulier parisien qu’occupa Elsa Schiaparelli au 20, rue de Berri. Pourtant, dans l’immeuble construit au même endroit par l’architecte et urbaniste Maurice Novarina au mitan des années 70, c’est bien le style débridé et mondain d’une couturière de génie qui ressurgit aujourd’hui dans un hôtel.

La famille Dokhan, hôteliers indépendants déjà propriétaires du Dokhan’s et du Metropolitan, a souhaité faire de ce bâtiment atypique un lieu de vie hors du temps et des modes, et surtout loin des codes conventionnels de l’hôtellerie de luxe.

Sachant l’hôtel adoubé par Marriott pour sa Luxury Collection, le scénographe Philippe Renaud signe un univers fantasque, néoclassique en diable, cabinet de curiosités autant que scène théâtrale. Passé la surprise du hall d’entrée et de la réception dans leur exubérant mariage des styles (statuaires « retour d’Égypte », mobilier Louis XIII twisté à l’imprimé batik, lampe Atollo de Vico Magistretti, rosace de marbre à l’italienne…), on plonge en apnée dans un monde onirique croisant les mythologies.

L’intime salon aux sculptures est un sas tranquille avant le bar Bizazz ouvert sur un saisissant paysage : une immense cour anglaise, presque une forêt au cœur des Champs-Élysées. Dans les étages (75 chambres à partir de 32 m2, pour moitié en suites qui donnent sur ce jardin), dix décors « à la manière de » convoquent le gotha des décorateurs et artistes parisiens, période Trente glorieuses : Giacometti, Jean-Michel Frank, Madeleine Castaing, David Hicks ainsi que l’élite de ce style très théâtral maîtrisé par Jeanne Lanvin, Marie-Laure de Noailles, Coco Chanel et naturellement Elsa Schiaparelli qui, quarante ans durant, invita ici le Tout-Paris. Une domotique high-tech contrôlée sur iPad inclut Apple TV, accès Netflix et hi-fi Focal, en marge de salles de bains en marbre chauffées par le sol, d’aromathérapie Skinjay, de toilettes Toto, de produits Diptyque et d’un spa Carita.

Le restaurant Le Schiap est une autre bouffée délirante où l’illustrateur Hippolyte Romain, fin caricaturiste de la vie mondaine parisienne croque en une vaste fresque le roman à clef d’une époque.

Champagne, darling !

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Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
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Exposition Amabouz Taturo Exposition Amabouz Taturo
Posté le 29/08/18 Exposition Amabouz Taturo
Pourquoi une maison de poupée est-elle installée devant les portes du Palais de Tokyo ? C'est l'attraction dont tout le monde parle en ce moment. En se baladant Avenue du Président Wilson, dans le 16ème arrondissement de Paris, on peut tomber sur une drôle de construction, accolée aux murs du Palais de Tokyo, qui n'est autre qu'une maison de poupée géante. Pensée par l'artiste japonais Amabouz Taturo dans le cadre de l'expositon Encore un jour banane pour le poisson-rêve, donnée jusqu'au 9 septembre 2018, cette maison vaut le détour cet été. Avec ses murs roses, ses papiers peints trompe-l’œil et son mobilier coloré, la Doll's house est une invitation à retomber en enfance, thème de la saison d'expositions du Palais de Tokyo cet été. Structurée à la manière d'un conte dont le titre loufoque s'inspire d'une nouvelle de J.D. Salinger, l'exposition explore les différentes facettes de la construction identitaire de l'enfant en mettant en scène son sens de l'émerveillement, ses angoisses, sa capacité à inventer des univers. En parcourant les salles aux ambiances intimes et variées, les visiteurs se retrouvent dans une maison de poupée façon Alice au pays des merveilles, traversent une salle de classe désertée aux murs couverts de graffitis, croisent des statues de clowns esseulés aux postures énigmatiques... A ne pas manquer.
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