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Internationalement connu pour ses collections de mode, ses longs cheveux blancs et ses lunettes noires, le créateur Karl Lagerfeld présente une série de sculptures fonctionnelles. Créées pour la Carpenters Workshop Gallery, elles y font l'objet d'une exposition inédite, "Architectures".

Internationalement connu pour ses collections de mode, ses longs cheveux blancs et ses lunettes noires, le créateur Karl Lagerfeld présente une série de sculptures fonctionnelles. Créées pour la Carpenters Workshop Gallery, elles y font l'objet d'une exposition inédite, "Architectures".

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Agence de Paris
Posté le 21/11/18

Entre deux actualités brûlantes, la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain) et surtout l’ouverture d’une succursale dans une ancienne église de San Francisco, la Carpenters Workshop Gallery inaugure sa nouvelle exposition parisienne. Soit l’exposition « Architectures » de Karl Lagerfeld. Mondialement connu en tant que créateur de mode et photographe, Karl Lagerfeld l’est moins en tant que sculpteur. Et pourtant, c’est bien une exposition de pièces sculpturales que présente la Carpenters Workshop Gallery. Pièces impérieuses, pour celui que le monde entier connaît aussi sous le nom de Kaiser [empereur, en allemand], les sculptures présentées s’inspirent directement de la statuaire antique grecque. Ou plutôt, de l’architecture. Avec une série déclinant le motif strié de la colonne de marbre, en table, guéridon, luminaire, miroir, fontaine… Soit une quinzaine de pièces inédites, créées pour la CWG (Carpenters Workshop Gallery).

Conçues et signées par Karl Lagerfeld, les pièces ont également été réalisées avec l’architecte Aline Asmar d’Amman. Fondatrice du studio Culture in Architecture, Aline Asmar d’Amman exerce entre Paris et Beyrouth. Karl Lagerfeld lui a ainsi confié la réalisation et le développement de la série Architectures, conjuguant beauté grecque et simplicité fonctionnelle. Côté matériaux, le choix n’a pas été moins rigoureux et précis : deux marbres d’excellence ont été sélectionnés. Un marbre blanc de Carrare, finement veiné de gris : de l’Arabescato Fantastico. Et un marbre noir hachuré de blanc, tout aussi rare et précieux : du Nero Marquina. Un choix sobre, en noir et blanc, qui rejoint la recherche d’essentiel cultivée par Karl Lagerfeld. De l’Antiquité grecque, il retient notamment l’épure et la beauté. Avec ce qui, aujourd’hui, en Occident, fait presque office de seconde nature esthétique : l’harmonie des proportions et le nombre d’or.

Modulaire, Architectures inclut par exemple la table Untitled II (2018). Laquelle se compose de cinq colonnes surmontées d’une plaque de marbre. Entre Parthénon et table de banquet, d’agapes ou de cène, les évocations abondent. Tandis que chacune des pièces de la série a été taillée, facettée et polie, par des artisans en Italie. Avec des blocs d’Arabescato provenant d’une carrière n’étant plus exploitée depuis trente ans. Directeur Artistique de la maison Chanel depuis 1983, les créations de Karl Lagerfeld incarnent l’élégance par la sobriété, la retenue, et une forme de mystère atemporel. Fonctionnelles, les pièces sculpturales d’Architectures relient Antiquité et monde contemporain. Chaque pièce rendant ainsi hommage aux canons de l’architectonique greco-romaine (de Callicratès à Vitruve). Pour des monuments en réduction, semblant presque sortir d’un film postmoderne — Le Ventre de l’architecte, de Peter Greenaway, par exemple. Des œuvres hors du temps, à découvrir à la Carpenters Workshop Gallery.

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Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
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Agence de Paris
Exposition Amabouz Taturo Exposition Amabouz Taturo
Posté le 29/08/18 Exposition Amabouz Taturo
Pourquoi une maison de poupée est-elle installée devant les portes du Palais de Tokyo ? C'est l'attraction dont tout le monde parle en ce moment. En se baladant Avenue du Président Wilson, dans le 16ème arrondissement de Paris, on peut tomber sur une drôle de construction, accolée aux murs du Palais de Tokyo, qui n'est autre qu'une maison de poupée géante. Pensée par l'artiste japonais Amabouz Taturo dans le cadre de l'expositon Encore un jour banane pour le poisson-rêve, donnée jusqu'au 9 septembre 2018, cette maison vaut le détour cet été. Avec ses murs roses, ses papiers peints trompe-l’œil et son mobilier coloré, la Doll's house est une invitation à retomber en enfance, thème de la saison d'expositions du Palais de Tokyo cet été. Structurée à la manière d'un conte dont le titre loufoque s'inspire d'une nouvelle de J.D. Salinger, l'exposition explore les différentes facettes de la construction identitaire de l'enfant en mettant en scène son sens de l'émerveillement, ses angoisses, sa capacité à inventer des univers. En parcourant les salles aux ambiances intimes et variées, les visiteurs se retrouvent dans une maison de poupée façon Alice au pays des merveilles, traversent une salle de classe désertée aux murs couverts de graffitis, croisent des statues de clowns esseulés aux postures énigmatiques... A ne pas manquer.
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