voulez
vous
vivre ?

fr | en
Actualités
Pierre-Louis Faloci, l'architecte qui réconcilie l'histoire et la Nature

Pierre-Louis Faloci, l'architecte qui réconcilie l'histoire et la Nature

Lifestyle
Agence de Paris
Posté le 28/11/18

Musées d’histoire et d’archéologie nichés dans des havres de verdure, églises et anciens bâtiments prestigieux réhabilités… Pierre-Louis Faloci fait coexister les lieux consacrés à l’Histoire et leur environnement. Un parcours qui vient d'être récompensé par le Grand Prix national de l'architecture 2018.

Il s’est presque excusé, Pierre-Louis Faloci, en recevant le 19 octobre dernier, des mains de Franck Riester, ministre de la Culture fraîchement nommé, le Grand Prix national de l’architecture 2018. Serrant la précieuse récompense sculptée par Daniel Buren, il rappelle qu’il arpente aujourd’hui moins les chantiers que les salles de classe de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville où il a fondé, en 1998, l’atelier « Architecture et paysage contemporain ».

Ce trophée, le plus prestigieux en France dans cette discipline, distingue depuis 1975 un architecte pour l’ensemble de son parcours. Et celui de Pierre-Louis Faloci est éloquent : de l’église Notre-Dame-de-la-Sagesse, dans le quartier de Paris Rive Gauche, dans le XIIIe arrondissement, labellisée « Architecture contemporaine remarquable », à la transformation du musée Rodin ou la réhabilitation, en 2016, de l’ancienne Halle aux sucres de Dunkerque.

Vingt ans plus tôt, Pierre-Louis Faloci remportait l’Équerre d’argent pour la construction du Centre archéologique européen de Bibracte, en Saône-et-Loire. Une œuvre publique d’envergure, au cœur d’un site naturel et historique d’exception, qui constitua un tournant dans sa carrière. Reconnu dès lors pour sa capacité à respecter la dimension mémorielle des lieux tout autant que leur environnement, une démarche qu’il qualifie de « nouvelle façon de se mettre en intelligence avec eux », Faloci voit son carnet de commandes s’étoffer : le Centre européen du résistant déporté, en Alsace, le Centre d’histoire guerre et paix, près de Lens…

Des créations saluées par le ministre de la Culture comme « la preuve que les enjeux architecturaux, urbains, paysagers et culturels sont indissociables ». À bientôt 70 ans, le Niçois, inspiré à la fois par l’image-mouvement du philosophe Gilles Deleuze et par La Jetée (1962) du cinéaste Chris Marker, poursuit son ambition de faire fusionner le physique, l’optique et le paysage mental. À vérifier en septembre prochain en Corse, avec l’inauguration du futur musée archéologique, sur le site de la ville antique de Mariana, près de Bastia.



Actualités

Nos actualités associées

Actualités
Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
Lifestyle
Agence de Paris
Exposition Amabouz Taturo Exposition Amabouz Taturo
Posté le 29/08/18 Exposition Amabouz Taturo
Pourquoi une maison de poupée est-elle installée devant les portes du Palais de Tokyo ? C'est l'attraction dont tout le monde parle en ce moment. En se baladant Avenue du Président Wilson, dans le 16ème arrondissement de Paris, on peut tomber sur une drôle de construction, accolée aux murs du Palais de Tokyo, qui n'est autre qu'une maison de poupée géante. Pensée par l'artiste japonais Amabouz Taturo dans le cadre de l'expositon Encore un jour banane pour le poisson-rêve, donnée jusqu'au 9 septembre 2018, cette maison vaut le détour cet été. Avec ses murs roses, ses papiers peints trompe-l’œil et son mobilier coloré, la Doll's house est une invitation à retomber en enfance, thème de la saison d'expositions du Palais de Tokyo cet été. Structurée à la manière d'un conte dont le titre loufoque s'inspire d'une nouvelle de J.D. Salinger, l'exposition explore les différentes facettes de la construction identitaire de l'enfant en mettant en scène son sens de l'émerveillement, ses angoisses, sa capacité à inventer des univers. En parcourant les salles aux ambiances intimes et variées, les visiteurs se retrouvent dans une maison de poupée façon Alice au pays des merveilles, traversent une salle de classe désertée aux murs couverts de graffitis, croisent des statues de clowns esseulés aux postures énigmatiques... A ne pas manquer.
Lifestyle
Agence de Paris