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Folie architecturale en Bolivie Folie architecturale en Bolivie
Posté le 05/09/18 Folie architecturale en Bolivie
L’ARCHITECTE FREDDY MAMANI SILVESTRE CONSTRUIT DES IMMEUBLES DONT LES MOTIFS ET LES COULEURS SONT INSPIRES DE LA CULTURE ANDINE. SPECTACULAIRE L’arrivée au pouvoir, en 2006, d’Evo Morales, premier chef d’État d’ascendance amérindienne du pays à s’être armé en tant que tel – il est d’ailleurs lui aussi d’origine aymara – n’est sans doute pas étrangère à sa montée en puissance : « L’élection de “mon président”, Evo Morales, nous a permis non seulement de nous développer en tant qu’indigènes, mais aussi de récupérer notre identité et notre culture millénaires, lesquelles étaient quasiment dans l’abîme de la disparition, observe-t-il. De plus, en étant désormais reconnus, nous, peuples indigènes, participons à la construction du nouvel État plurinational de la Bolivie. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui toute la liberté de nous montrer tels que nous sommes, à travers une architecture qui, bien sûr, nous identifie. »
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Barclay and Crousse : des architectes au Pérou Barclay and Crousse : des architectes au Pérou
Jean-Pierre Crousse, né à Lima en 1963, obtient son diplôme d’architecte à l’Université URP à Lima, puis à Politecnico di Milano. Il a enseigné à l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville de 1999 à 2006, et il est actuellement professeur à la Pontificia Universidad Católica del Perú et professeur invité dans plusieurs universités au Chili, Argentine et Colombie. Sandra Barclay, née à Lima en 1967, obtient son diplôme d’architecte à l’Université URP à Lima, puis à l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville. Elle obtient le Prix Robert Camelot 1993, décerné par l’Académie d’Architecture, et est boursière de la Fulbright Foudation en 1999. Elle est actuellement professeur à la Pontificia Universidad Católica del Perú. En 1994, Sandra Barclay et Jean Pierre Crousse créent et dirigent à Paris Barclay & Crousse Architecture. En 2006, ils ouvrent une agence à Lima, poursuivant les projets en France sous le nom d’Atelier Nord Sud, associés à Jean-Marc Viste et Guilhem Roustan. Leur œuvre a reçu plusieurs prix internationaux, notamment les Emerging Architecture Awards (Royaume Uni, 2001 et 2003), le Record Houses Award (Etats Unis 2004), le prix de la meilleure œuvre construite à la Biennale Iberoaméricaine (Espagne, 2004), le prix Amérique Latine à la Biennale de Buenos Aires 2013 et le prix CICA 2013 catégorie Amérique Latine, décerné par le Comité International de Critiques d’Architecture. Leurs projets ont été publiés dans les principales revues, telles Casabella, Abitare, A+U, GA Houses, Architectural Review, Architectural Record, Arquitectura Viva, AMC, entre autres. Une monographie sur les projets péruviens a été publiée par Lettera Ventidue éditions : Barclay & Crousse « Segnali di Vita tra Due Deserti », Siracuse 2012 Après s’être confronté à l’urbanisme chaotique de la ville de Lima, il faut prendre la direction du Sud pour regagner la tranquillité péruvienne. C’est au km 116 de la seule route bordant la côte du Pérou que les architectes Sandra Barclay et Jean-Pierre Crousse ont imaginé trois projets résidentiels. Cachées derrière un large portail en bois, une quinzaine de maisons se côtoient sur les hauteurs arides de la plage La Escondida. Agrippées à la falaise, trois maisons font face à l’immensité de l’océan pacifique… C’est au cours des années 1998, 2001 et 2002 que Barclay et Crousse dessinèrent ces trois projets depuis leur atelier parisien, trois maisons nommées casas 39, 40 et 41. Conscients de la difficulté à suivre un chantier à distance et désireux de garder le total contrôle sur la réalisation, le couple d’architecte ôta tout détail superflu du projet pour ne garder que le gros œuvre et la notion d’espace. Préférant travailler avec les matières environnantes afin de minimiser le coût et l’énergie de transport, les maisons se constituent essentiellement de béton pour la maçonnerie, de brique en terre crue pour le remplissage, enduites par la suite de ciment parfois peint. S’inspirant de certains principes des maisons précolombiennes, Barclay et Crousse imaginèrent des espaces, pour la majeure partie, extérieurs, afin de dépasser la notion d’abri pour s’intéresser en priorité à l’idée de microcosme. Grâce à une forme moderne et épurée, les espaces, à la fois fluides et transparents, entretiennent ainsi quasiment toujours un lien avec le paysage.
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Le Mob Hôtel : un établissement avant-gardiste Le Mob Hôtel : un établissement avant-gardiste
Avec son projet coopératif érigé à Saint-Ouen, Cyril Aouizerate compte bien révolutionner une hôtellerie trop conservatrice à son goût. Visite en avant-première de l'hôtel Monde, un lieu festif et iconoclaste. Par son allure, Cyril Aouizerate -philosophe-entrepreneur, hipster avant l'heure- détonne dans cet univers plutôt convenu. Contrairement à quantité de ses pairs, il ne revêt pas le sempiternel ensemble costume gris, chemise blanche et cravate sombre. Il sait que l'habit fait l'homme. Dans ses bureaux du XIe arrondissement de Paris, il porte en ce matin glacial de février un chapeau en fausse fourrure panthère, des colliers tibétains sur une chemise immaculée, une veste noire et des chaussures en python. Sa barbe grisonnante et ses lunettes rondes lui donnent de faux airs de rabbin qu'il assume. Cet amateur de sensations fortes n'est pas du genre à suivre le peloton. Il préfère de loin imposer sa vision. Voir les choses en grand, regarder loin devant et prendre les gens de court, comme il l'a fait en 2008 en s'associant à Serge Trigano et à Philippe Starck pour ouvrir, à Paris, le premier hôtel Mama Shelter. Et comme il recommence, aujourd'hui, avec son nouveau projet, le MOB (Maïmonide Of Brooklyn), un hôtel avant-gardiste et protéiforme, en plein cœur de Saint-Ouen. "Ce lieu dans la mouvance des MOB - restaurants végans inaugurés à Paris et Brooklyn- est une île citadine, une république rêvée. Entre le monastère, le kibboutz et l'hôtel urbain 4 étoiles, ce refuge a pour ambition de fédérer une communauté, mais hors communautarisme." Et il sait de quoi il parle, ce fils de typographe élevé dans la cité du Mirail, à Toulouse, où il reconnaît avoir été heureux dans les années 1970, avant de poursuivre des études de droit et de philosophie dans la Ville rose et de publier la première biographie de René Bousquet (René Bousquet. Biographie d'un collabo, éditions du Forum). "Mes parents venaient de Constantine, une ville du nord-est de l'Algérie ; l'hospitalité a toujours fait partie intégrante de notre culture méditerranéenne. Je me souviens que, enfant, je vivais en tribu. Notre maison était ouverte à tous et aux grandes tablées de 40 personnes", raconte Cyril Aouizerate. On l'aura compris, le partage et l'hospitalité ne sont pas pour lui de vains mots. Ni une stratégie marketing, mais bien des valeurs qu'il véhicule par la vue, le son, les odeurs... Car, dans ce lieu de vie, singulier et fécond, la musique, le cinéma, la littérature, la gastronomie et le voyage font partie inhérente du dispositif mis en place sur un territoire en partage. Campé dans les anciens bureaux de General Electric, le bâtiment de deux étages a subi une réhabilitation magistrale. La façade extérieure a été rhabillée de briques, clin d'œil au passé industriel de la ville de Saint-Ouen, et les murs intérieurs, recouverts de pin noir étuvé. A l'intérieur, 92 chambres quasi monacales, volontairement dépourvues du superflu, qui n'offrent ni télévision ni armoire, mais des patères qui courent le long du mur, un bureau, un grand réfrigérateur (dans les suites) et de la couleur : rose barbe à papa, vert d'eau ou jaune coquille d'œuf. "Même si l'on a travaillé à l'économie, soulignent Kristian Gavoille, architecte-décorateur formé par Philippe Starck, et Valérie Garcia, son associée, il n'était pas question de rogner sur le confort ou de faire des compromis sur l'excellence de la literie, digne d'un palace, ou du Wi-Fi à haut débit." Libre à chacun de louer à la réception un iPad, un home cinéma ou un peignoir. "En dépit du relatif dépouillement des chambres, nous avons mis un point d'honneur à les équiper d'un lit de camp baptisé le "divan de l'autre", pour inviter un ami à rester dormir sans majoration de prix." En forme de U, l'établissement abrite au centre une grande terrasse végétalisée - le cœur battant - et un potager sur le toit, confié aux habitants du quartier pour faire pousser leurs aromates, en souvenir des jardins ouvriers cultivés par les Audoniens jusqu'en 2009. "Il ne s'agit pas de prétendre nourrir le quartier, mais de créer de la fraternité, exprime le fondateur des lieux. Tout est pensé pour entretenir une certaine porosité avec les gens aux alentours et provoquer des rencontres. Et qui sait si nos clients ne partageront pas une blanquette de veau, un couscous ou une paella avec le voisin d'en face !" Pétri d'enthousiasme, de rêves et de bonnes intentions, Cyril Aouizerate, en utopiste pragmatique, compte offrir ici avec ses associés, Michel Reybier (chef d'entreprise) et Steve Case (l'un des fondateurs du portail Internet AOL), bien plus qu'un lit où passer la nuit. Ambitieux, le MOB entend défendre la créativité sous toutes ses formes : entrepreneuriale et artistique. Ainsi, depuis l'ouverture, l'hôtel accueille dans un espace de travail, baptisé Kolkhosita, 10 à 15 jeunes entreprises autorisées, moyennant 30 euros par mois, à disposer d'un bureau avec Internet, d'une imprimante, d'un casier et au besoin d'une salle de réunion. "Le rôle des start-ups est fondamental dans la création de nouvelles connexions au sein de cet établissement, tout comme l'accueil d'artistes en résidence. Ce printemps, Keziah Jones est attendu." Et Aline Afanoukoé, directrice artistique du lieu et animatrice sur Radio Nova et France Inter, d'ajouter : "Pour encourager le brassage des genres, on va héberger une école de mode brésilienne implantée dans une favela de Rio. Et qui sait s'il n'y aura pas, parmi les élèves, le Jean Paul Gaultier ou le John Galliano de demain? Une façon de montrer que les banlieues regorgent de talents." Depuis l'ouverture, la musique et le cinéma infusent aussi les lieux. Scène live, happenings et DJ sets font vibrer les murs et les femmes sont à l'honneur : "J'en ai assez que la musique soit le domaine des machos, ajoute Aline Afanoukoé. Nous aurons même un cinéma en plein air. Au programme, des films de Buster Keaton, de Tex Avery ou d'Andreï Tarkovski autour d'un grand brasero." Théâtre et danse sont présents grâce aux associations invitées. Cyril Aouizerate le martèle : les habitants de Saint-Ouen comme les riverains sont les bienvenus. Le maître des lieux défend le vivre-ensemble et une hospitalité ouverte et internationale pour tordre le cou aux préjugés et aux conservatismes. Et qu'importe si on le prend pour un illuminé, sa détermination est sans limite : "J'aimerais que ce lieu force à la pause et à l'introspection", veut croire l'hôtelier-philosophe, pour qui le voyage donne l'occasion de se retrouver et de multiplier les expériences. "C'est pourquoi nous proposons des cours de tai-chi, de qi gong et de méditation, pour s'extraire du monde et, peut-être, mieux le penser..." Pour nourrir tous les appétits, Cyril Aouizerate, chantre du véganisme, a mis au point avec la complicité du chef, Brice Morvent, une carte simple mais de qualité et abordable, centrée sur les produits bio, sourcés en Ile-de-France si possible : des cocottes à partager, des hamburgers végan et une déclinaison de pizzas (avec farine exclusive sans enzymes), plat fédérateur par excellence. Ouvert à toutes les expériences, le MOB invitera de temps en temps des restaurateurs du quartier à faire découvrir leurs spécialités. Cerise sur le cheesecake, des food-trucks japonais, thaïs ou mexicains s'installeront dehors, le weekend. Last but not least, un marché bio viendra montrer aux touristes que Paris ne se limite pas à la tour Eiffel, mais que la région est aussi une terre agricole. Et Cyril Aouizerate de conclure : "Chez moi, l'hôtellerie n'est pas qu'une passion, c'est une mission au sens noble du terme !" Source : lexpress.fr
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Exposition Amabouz Taturo Exposition Amabouz Taturo
Posté le 29/08/18 Exposition Amabouz Taturo
Pourquoi une maison de poupée est-elle installée devant les portes du Palais de Tokyo ? C'est l'attraction dont tout le monde parle en ce moment. En se baladant Avenue du Président Wilson, dans le 16ème arrondissement de Paris, on peut tomber sur une drôle de construction, accolée aux murs du Palais de Tokyo, qui n'est autre qu'une maison de poupée géante. Pensée par l'artiste japonais Amabouz Taturo dans le cadre de l'expositon Encore un jour banane pour le poisson-rêve, donnée jusqu'au 9 septembre 2018, cette maison vaut le détour cet été. Avec ses murs roses, ses papiers peints trompe-l’œil et son mobilier coloré, la Doll's house est une invitation à retomber en enfance, thème de la saison d'expositions du Palais de Tokyo cet été. Structurée à la manière d'un conte dont le titre loufoque s'inspire d'une nouvelle de J.D. Salinger, l'exposition explore les différentes facettes de la construction identitaire de l'enfant en mettant en scène son sens de l'émerveillement, ses angoisses, sa capacité à inventer des univers. En parcourant les salles aux ambiances intimes et variées, les visiteurs se retrouvent dans une maison de poupée façon Alice au pays des merveilles, traversent une salle de classe désertée aux murs couverts de graffitis, croisent des statues de clowns esseulés aux postures énigmatiques... A ne pas manquer.
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Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
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Une station spatiale convertie en hôtel : Philippe Starck à l'honneur Une station spatiale convertie en hôtel : Philippe Starck à l'honneur
"C'est un projet de rêve pour un créateur comme moi, qui cultive une fascination pour l'aviation et l'exploration spatiale, explique Philippe Starck. J'aimerais créer une sorte de nid confortable aux murs soyeux conçu en harmonie avec les mouvements du corps dans un espace sans gravité." Le designer propose une décoration luxueuse, modulaire et lumineuse pour les visiteurs qui auront chacun leur propre cabine. Les hublots, quant à eux, offriront une vue imprenable sur la Terre. De quoi admirer les continents et les océans confortablement depuis sa cabine ! En effet, la société Axiom a prévu dès 2020 de prendre possession de la Station Spatiale Internationale. Amener des touristes et des fans de science-fiction dans l’espace, en orbite, situé à 408 kilomètres de la Terre : un rêve qui devient réalité.
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HENRI GODBARGE, L'ARCHITECTE NEO BASQUE HENRI GODBARGE, L'ARCHITECTE NEO BASQUE
Henri GODBARGE, né à BORDEAUX en 1872, s'engage tout d'abord dans l'armée avant de décider de devenir architecte. En 1907, sur les conseils de son médecin, car il a la tuberculose, il s'installe avec son épouse à SAINT JEAN DE LUZ, où il ouvre une agence, en ayant une antenne à BIARRITZ. Les trois facettes d'Henri GODBARGE : architecte, théoricien du néo-basque, peintre, ont un dénominateur commun, la défense et illustration du régionalisme, qu'il pratique dès le début de sa carrière au PAYS BASQUE. Je vais vous parler aujourd'hui de sa carrière d'architecte. En 1910, GODBARGE connaît une ascension fulgurante et construit ses premières grandes villas néo-basques, dans des décors grandioses de montagne et d'océan, à URRUGNE (Mendichka), SAINT JEAN DE LUZ (Ezkerrene Handia) et CIBOURE (Levantenia). Ces villas s'inspirent des métairies du LABOURD, mais GODBARGE recherche déjà d'autres modèles dans l'architecture vernaculaire des sept provinces basques. La grande villa l'Eden (aujourd'hui Gora Baïta) à SAINT JEAN DE LUZ, achevée en 1912, transformée et décorée plus tard par les frères Gomez, s'inspire de l'architecture de la vallée navarraise du Baztan, avec son toit à quatre eaux, l'écusson de sa façade d'entrée, ses hauts balcons. GODBARGE commence à se forger un vocabulaire personnel. Il inscrit déjà sa signature d'artiste sur les linteaux, les plates-bandes des baies et les frises des sablières : l'arc en accolade, que les bâtisseurs basques ont emprunté à l'architecture du Moyen-Age et de la Renaissance. L'architecte a un violon d'Ingres, le dessin et l'aquarelle, et commence à exposer avec ses amis peintres. En 1913, il adhère à l'association bascophile Euskalzaleen Biltzarra, qui soutient la création d'un musée de la Tradition Basque à BAYONNE. Avec l'architecte luzien Jean-Baptiste Darroquy, les peintres Charles Colin et Etienne Décrept, et plusieurs artistes et hommes de lettres, il fait partie de la Commission chargée d'oeuvrer avec la municipalité pour la fondation et l'enrichissement du musée. En 1922, on le retrouvera dans la Commission d'architecture et d'art décoratif du Musée Basque. La carrière de GODBARGE, interrompue par la Grande Guerre, atteint son apogée pendant les Années folles. La vogue de la Côte Basque comme lieu de villégiature suscite une extraordinaire floraison architecturale. La reconstruction des régions dévastées par la Grande Guerre a donné un nouvel élan au régionalisme, sous la houlette tels que Louis Cordonnier. Les villégiateurs citadins, charmés par le PAYS BASQUE, aiment à se faire construire des villas alliant le pittoresque des habitations anciennes au confort moderne et à les baptiser de noms euskariens. Le mouvement néo-basque, qui a eu ses pionniers au tournant du 20ème siècle, connaît alors un véritable âge d'or, servi par des architectes majeurs. GODBARGE est un maître incontesté des grandes villas, dont il conçoit également la décoration intérieure. Parmi ses grandes villas, Irrintzina à CIBOURE et à ANGLET, la Marfée à JATXOU pour l'industriel Richelet, Bake Etchea à GUETHARY pour la princesse de Wagram et l'agrandissement de Mendichka à URRUGNE pour Julio Mendez; Ces deux dernières lui vaudront une médaille d'argent au Salon des artistes français en 1930. GODBARGE construit aussi de plus petits programmes, en majorité des villas, dans les lotissements de la Côte Basque, conçus sur le modèle des cités-jardins. En 1922, il bâtit pour lui-même une villa-manifeste, Asmouteguia ("le lieu du projet"), dans le quartier Aice-Errota à SAINT JEAN DE LUZ. Il édifie également des immeubles dans le centre de BIARRITZ, et de SAINT JEAN DE LUZ, avec des magasins de commerce et parfois des ateliers au rez-de-chaussée, et aménage des boutiques. En 1923, le lancement de la station d'HOSSEGOR, créée presque ex nihilo à une vingtaine de kilomètres du PAYS BASQUE, apporte un nouveau souffle au régionalisme. Henri GODBARGE et les frères Louis et Benjamin Gomez sont les architectes quasi officiels des débuts de la station. Dans ce vaste laboratoire architectural, ils mettent au point le style basco-landais, que GODBARGE élèvera bientôt au rang "d'art régional" dans un porte-folios publié par Charles Massin : L'Habitation Landaise. GODBARGE et les frères Gomez jouent un rôle majeur dans l'urbanisation d'HOSSEGOR, où ils conçoivent et réalisent de nombreux projets, individuels ou collectifs. GODBARGE construit une quinzaine de villas. En collaboration avec ses deux confrères, il édifié un grand hôtel de luxe, l'Hôtel du Lac, et un vaste complexe sportif et de loisirs, le Sporting Casino, dont la première phase de construction date de 1927-1928. Alors qu'à SAINT JEAN DE LUZ, le projet d'hôtel-casino régionaliste, conçu par William Marcel, est abandonné au profit de celui de Robert Mallet-Stevens, dans le style international , le Sporting Casino d'HOSSEGOR démontre, idée chère à GODBARGE, que le régionalisme peut être appliqué à des programmes collectifs de très grande taille, si ambitieux soient-ils. 1927 est une année particulièrement féconde, GODBARGE construit le Country Club de Chiberta à ANGLET, inspiré de l'architecture navarraise, en collaboration avec Paul Furiet et Georges-Henri Pingusson. Il édifie à GUETHARY la passerelle de béton de l'hôtel-casino Itsasoan, l'un des chefs-d'oeuvre de l'Art déco de la Côte Basque, comme pour relever le défi lancé à deux pas de là par ses confrères Hiriart, Tribout et Beau, architectes modernistes de l'Hôtel Guétharia. La même année, une récompense prestigieuse couronne son oeuvre bâti : la Grande Médaille d'architecture privée, décernée une fois l'an par la Société centrale des architectes, qui a précédé l'Académie d'architecture. Le jury de la Grande Médaille est présidé par Joseph-Albert Tournaire, architecte de la villa Arnaga, édifiée à CAMBO pour Edmond ROSTAND. Source: paysbasqueavant.blogspot.com
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Ateliers Lofts et Associés, partenaire de la Biarrose depuis 6 ans Ateliers Lofts et Associés, partenaire de la Biarrose depuis 6 ans
La course 100% féminine destinée à soutenir la lutte contre le cancer du sein a une fois de plus réunie près d’un millier de sportives le dimanche 1er juillet dernier. Une belle vague blanche a déferlé le dimanche 1er juillet sur le parvis du Casino de Biarritz. Pari largement gagné pour la sixième édition de la Biarrose, une course solidaire destinée à soutenir la lutte contre le cancer du sein. Parties du Parvis du Casino à 9 h 30 après un échauffement collectif, les participantes ont longé le littoral Biarrot sur presque 7 km en arpentant les lieux emblématiques de la ville notamment La Grande Plage, l’Hôtel du Palais, le Port des pêcheurs, le Rocher de la Vierge, la Villa Belza, la Côte des Basques et ses 100 Marches… Un magnifique parcours sous un beau soleil de juillet. La première d’entre elle a avalé les quasi 7 km de course en seulement 32 minutes pendant que d’autres avaient opté pour une marche active ou encore une ballade entre amis, collègue ou famille. Cette année encore, « Life is Rose » qui lutte contre la précarité sociale et financière générée par la maladie et « Keep a Breast » qui sensibilise notamment au dépistage précoce avec l'appli Check Yourself sont bénéficiaires de La Biarrose. Ces 2 associations ont récoltées 10 000€ ! Si la course reste 100 % féminine, les hommes étaient présents à l’arrivée pour montrer leur soutien, ainsi que les enfants. Le cancer du sein reste aujourd’hui le cancer le plus fréquent chez la femme mais, détecté tôt, il peut être guéri neuf fois sur dix. La Biarrose est aussi l’occasion de rappeler l’importance de la prévention. Un bel élan et un bel espoir. Ateliers Lofts et Associés soutient financièrement cette course depuis sa création.
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