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Tourisme : Bruxelles, l’épicurienne aux mille paradoxes

Tourisme : Bruxelles, l’épicurienne aux mille paradoxes

Lifestyle
Agence de Arcachon / Cap-Ferret
Posté le 19/02/19

La capitale belge n’est pas, à première vue, une ville facile : elle ne dévoile ses charmes et son sens du savoir-vivre que si l’on prend le temps de l’apprivoiser.
Aussi coquette que grise, aussi sage que turbulente, aussi piétonne qu’embouteillée ! Plongée dans une métropole pleine d’antagonismes, dont la créativité et la bonhomie emballent les esprits libres.

Une ville moche, où il fait moche, voilà la réputation peu flatteuse que traîne Bruxelles dans l’imaginaire touristique. C’est vrai que le voyageur qui débarquerait à la gare du Midi par un gris matin d’hiver ne trouverait, de prime abord, rien à redire à ce cliché… Première vision qui s’offre à lui en sortant du Thalys : un parvis lugubre où stationnent régulièrement les blindés de l’armée et où trône, mastodonte pataud de 1967, la tour du Midi. Il y a d’ailleurs un mot cruel que les urbanistes ont inventé : la « bruxellisation » ! Soit le fait de laisser une ville en pâture aux promoteurs, lesquels, dans la Bruxelles des années 60 et 70, ont rasé tout un pan de l’hypercentre pour y bâtir le quartier Nord : plus d’un million de mètres carrés de bureaux où, passé 18 heures, il n’y a plus âme qui vive.

Vivante, pourtant, Bruxelles l’est bel et bien. « Comme Marseille, observe l’architecte et décorateur Lionel Jadot, Bruxelles est l’une des seules métropoles européennes dont le centre-ville est habité principalement par des gens modestes. L’ambiance, du coup, y est détendue, mélangée, sympathique. J’ai grandi à Saint-Gilles, un coin devenu très arty (la Patinoire royale, une galerie d’art aux dimensions muséales, y officie depuis trois ans, NDLR) sans pour autant que les communautés portugaises, polonaises ou marocaines, disparaissent : quand un quartier monte, ici, c’est toujours avec lenteur. » Voire avec douceur.

Sur le parvis de Saint-Gilles, vaste esplanade où abondent les terrasses de café, il y fait bon vivre : au moindre rayon de soleil, on y sirote du thé à la menthe et des pintes de bière Maes. Plus branché, mais sans arrogance, le quartier Dansaert fourmille de restaurants aux chics accents fusion – San, le repaire du chef Sang Hoon Degeimbre, ou Gramm, chapeauté par Erwan Nakata Kenzo – qui se sont immiscés entre les friperies et les bazars à deux sous. Tandis que le dimanche, dans le quartier des Marolles, tout le monde flâne le long des rues Blaes et Haute, QG des brocanteurs, passant une tête chez Welcome Gallery, riche en trouvailles modernistes, farfouillant dans le fabuleux bazar de Passage 125, avant de débouler sur la place du Jeu-de-Balle, où se tient le plus couru des marchés aux puces. On y slalome entre vaisselle de Delft et monceaux de pacotilles, mais les vrais chineurs seront récompensés !

Le nez chatouillé par les effluves de stoemp saucisse (la saucisse-purée locale), tendons l’oreille… Autour de nous, les conversations bruissent dans toutes les langues du Vieux Continent. Dans cette capitale de l’Europe où siègent le Parlement, la Commission, le Comité des régions, institutions autour desquelles gravitent des centaines de lobbys et d’ONG, il y a des couples norvégio-bosniaques et luso-chypriotes qui se forment, des bandes d’amis gréco-germano-roumaines qui s’agrègent. Qu’elle vous semble alors ouverte et enthousiasmante, cette Babel en Plat Pays ! Il se pourrait même, en cherchant bien, que vous la trouviez belle, et même carrément bluffante.

« À Bruxelles, c’est vrai, on a construit dans tous les sens et n’importe comment, comme si chaque architecte, sans même penser aux alignements de corniches, n’en avait fait qu’à sa tête, s’amuse Lionel Jadot. Néoclassicisme, Empire, Art nouveau, Art déco, modernisme… Il règne ici un chaos de styles, mais qui porte en lui un charme rigolo. » Au promeneur, alors, de dénicher les pépites, disséminées à la diable, que la ville recèle. Les effloraisons de bois, de béton et de métal si typiques de l’Art nouveau, il faudra les admirer rue Américaine, où Victor Horta, maître du genre, s’est construit une maison-musée. À moins d’explorer les recoins plus secrets des maisons Cauchie et Autrique, respectivement à Etterbeek et Schaerbeek.

Parmi les bizarreries locales, il faudra se laisser stupéfier par les façades à hublots de l’ancien siège des cimenteries CBR, érigé par l’architecte Constantin Brodzki en 1971 et tout juste transformé en superbe espace de coworking, ou par l’inénarrable Atomium, neuf boules de métal géantes qui plastronnent à 108 mètres de haut sur le site de l’Exposition universelle de 1958. Quant aux artères coquettes, avenue Molière en tête, qui quadrillent la commune d’Uccle, terrain de jeux des cabriolets, elles nous racontent une Bruxelles cossue et cultivée, où l’on s’entoure de beaux objets et d’oeuvres d’art.

SOURCE : https://ideat.thegoodhub.com/2019/02/06/tourisme-bruxelles-lepicurienne-aux-mille-paradoxes/?fbclid=IwAR1t9_qbJuLw4JddkRPDWR7QKdrUgqdsakQMHPLGPNdn0OEyjOou2NbDyiI

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La collection d’objets de design du Musée des Arts décoratifs de Paris est l’une des plus complète qu’il vous sera donnée de voir : sur plus de 2100 m² et avec plus d’un millier d’œuvres exposées, elle offre une vision globale et transversale de la discipline. Lorsque le musée avait rouvert en 2006, cette exposition était organisée de façon chronologique : le visiteur commençait par le Moyen-Âge pour finir sur les œuvres contemporaines. Ce cheminement classique et convenu s’est vu bousculé par l’acquisition d’un grand nombre de nouvelles pièces, le fond ne cessant de s’enrichir. Aujourd’hui, la visite est plus fluide et commence directement par les pièces les plus contemporaines : en étant visibles dès le début du parcours, elles suscitent l’intérêt du visiteur et l’envie d’en savoir plus apparait très vite. L’organisation thématique propose une autre lecture du design et de son évolution : elle donne de nouvelles clés de compréhension en comparant plusieurs périodes autour d’un même thème. La visite est établie autour de plusieurs espaces, selon un déroulement précis : une première galerie permet au visiteur de prendre connaissance des œuvres emblématiques, classées par périodes. Ce premier contact introduit tout le reste, avec au même niveau plusieurs salles traitant des six thèmes les plus importants observables dans le design contemporain, avec par exemple « l’œuvre prolifique de Philippe Starck ». Dans la suite de l’exposition, une place de choix est donnée aux créations de la scène internationale (japonaise et italienne en particulier), aux grandes figures du mouvement moderne (de Charlotte Perriand à Jean Prouvé), ainsi qu’au phénomène Memphis avec à sa tête Ettore Sottsass. Enfin, dans le Pavillon de Marsan, les objets sont organisés selon des thèmes où les périodes se confondent : le rêve, la fantaisie ou encore l’enfance et le jeu. L’engouement croissant du grand public envers le monde du design a poussé le MAD vers le renouveau bienvenu de cette exposition permanente intitulée « La folle histoire du design ». Un voyage parmi les objets de mobilier, céramique, textile, mode, verre, affiches et jouets qui composent le paysage de nos villes et nos intérieurs depuis toujours, qu’il est bon de redécouvrir encore et encore ! SOURCE : https://www.avivremagazine.fr/le-musee-des-arts-decoratifs-de-paris-ouvre-un-nouveau-parcours-pour-leur-exposition-permanente-la-folle-histoire-du-design-a2616
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Agence de Arcachon / Cap-Ferret
8 musées très attendus qui ouvriront leurs portes en 2019 - The Good Life 8 musées très attendus qui ouvriront leurs portes en 2019 - The Good Life
Art, architecture, histoire, cinéma, science… de nombreux musées ouvriront leurs portes cette année. Tour d’horizon en 8 inaugurations très attendues par The Good Life. • Musée national du Qatar, Doha. En voici un qui fait (beaucoup) parler de lui. La rose des sables imaginée par Jean Nouvel couvrira 40 000 m² et remplacera l’ancien musée national et devenant le plus grand du pays en coiffant au poteau le musée d’art islamique. Les collections de l’ancien musée se mêleront à de nouvelles œuvres contemporaines, d’artistes locaux et internationaux. Inauguration prévue le 28 mars prochain. • West Bund Art Museum, Shanghai. David Chipperfield a conçu un écrin lumineux de 22 000 m² sur la corniche de Shanghai, dans le cadre du West Bund Masterplan. Ce nouveau musée qui ouvrira ses portes au printemps accueillera le Centre Pompidou Shanghai, après ceux de Metz, Malaga et Bruxelles. • Academy Museum of Motion Pictures, Los Angeles. 2019 s’achèvera avec inauguration d’un monstre de verre et d’acier sur le Wilshire Boulevard de la Cité des anges. Une géode dessinée par Renzo Piano – une illustration parfaite de son style épuré – qui accueillera des artefacts du cinéma, principalement hollywoodien, of course, mais aussi une rétrospective sur l’évolution du septième art. Un temple de la pop culture que l’on attend avec impatience… • Musée du Bauhaus, Dessau. Deux musées pour le prix d’un ! Celui de Weimar ouvrira ses portes le 6 avril – et on y fera forcément un détour… – mais c’est celui de Dessau qui aiguise notre curiosité. Son architecture, pensée par les barcelonais d’Addenda Architects, graphique et sobre, et la promesse d’y trouver des milliers de photographies et de pièces rares pèsent dans la balance… Ouverture prévue le 8 septembre. • The Shed, New York. Cet “abri” conçu par Diller Scofidio + Renfro offrira aux artistes et aux visiteurs un havre de culture sur la high line new-yorkaise, amenant théâtre et arts de rue au cœur de la frénésie du gigantesque projet immobilier d’Hudson Yards. A suivre, dès le printemps 2019… • Linda Pace Foundation, San Antonio. Linda Pace, artiste et collectionneuse d’art contemporain a confié à l’architecte ghanéen-britannique David Adjaye le soin de concevoir pour ses quelques 800 œuvres un musée à la hauteur. Cette Ruby City rouge écarlate aux formes anguleuses verra le jour en 2019, certainement après l’été. • Museu da imagem e do som, Rio de Janeiro. Ceux qui ont déjà foulé le pavé de Copacabana ont certainement dû remarquer cet étrange bâtiment en construction comme abandonné derrière ses grilles de chantier. Cette nouvelle version du musée de l’image et du son de Rio est en travaux depuis près de 10 ans et son inauguration est constamment repoussée depuis 2016. Pourtant, les étoiles semblent alignées pour une ouverture cette année… • Science Museum, Londres. Cet automne, les Medicine Galleries du musée des sciences de Londres doubleront de volume pour faire une plus grande place aux découvertes les plus importantes de l’histoire, et, plus étonnant, à une immense statue de Rick Genest, le fameux Zombie Boy couvert de tatouages, décédé en aout dernier. Source : https://thegoodlife.thegoodhub.com/2019/01/14/8-musees-tres-attendus-qui-ouvriront-leurs-portes-en-2019/
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