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Hugo Boss célèbre Michael Jackson et réédite son légendaire costume blanc Hugo Boss célèbre Michael Jackson et réédite son légendaire costume blanc
À l'occasion de l'exposition Michael Jackson : On the Wall, du 23 novembre au 14 février 2019 au Grand Palais, Hugo Boss réédite l'iconique costume blanc de Michael Jackson, aperçu sur la pochette de “Thriller”, album le plus vendu de tous les temps. Une collection capsule complétée par quelques pièces unisexes sur lesquelles trône le roi de la pop. Vestes à sequins, mocassins cirés et chaussettes blanches, ou encore vestes militaires… Parmi les pièces iconiques portées par Michael Jackson, on retient le légendaire costume immaculé, aperçu en 1982 sur la pochette de Thriller, l’un des albums les plus vendus de tous les temps. Cette tenue intemporelle est signée Hugo Boss, et adopter l'allure de dandy décontracté du roi de la pop est désormais possible. Le label allemand réédite l'emblématique costume blanc à 100 exemplaires numérotés, à l’occasion de l’exposition Michael Jackson : On the Wall, qui se déroule du 23 novembre au 14 février 2019 au Grand Palais. Pour compléter cette collection ultra limitée, Hugo Boss imagine trois tee-shirts unisexes en coton au design épuré : des pièces noires ou blanches sur lesquelles apparaîssent des silhouettes ou des portraits du chanteur. D’ailleurs, pour élaborer ces tee-shirts, la maison a collaboré avec l'artiste anglais Graham Dolphin, célèbre pour ses reconstruction de sanctuaires publics bâtis à l’origine par des fans en hommage aux stars du rock. Graham Dolphin sublime notamment la pochette de l’album Thriller en y integrant les déclarations des nostalgiques de Michael Jackson.
Lifestyle
Agence de Paris
Les nouvelles tables des décorateurs Les nouvelles tables des décorateurs
La Maison du Caviar par Oitoemponto, photo ci dessus Pour l’ouverture de la nouvelle Maison du Caviar – une institution depuis 1956 - le duo de décorateurs Oitoemponto a imaginé un décor années trente. Appliques précieuses, banquettes profondes et papier peint deGournay côtoient des bouquets de fleurs La Chaume, tandis que l’éclairage tamisé et la moquette feutrée portent à l’intimité. À la carte, du caviar décliné sous toutes les formes (œufs à la coque, spaghettis) mais aussi de délicieuses tranches de saumon fumé. Astair par Tristan Auer, première photo ci jointe à droite Encore une bonne adresse pour le passage des Panoramas ! Pensée par Tristan Auer, cette brasserie fait la part belle à la cuisine française, la vraie. Installé dans une assise en cannage ou sur les banquettes en cuir et toile rouge, on goûte l’assiette du chef Gilles Goujon. Cuisses de grenouille, escargots, sardines à l’huile… lacarte ravira les plus chauvins. Pour les autres, on conseille l’œuf parfait aux champignons, la sole meunière ou la cocotte de poissons et fruits de mer au safran. Côté décoration, mention spéciale pour le plafond en liège taillé à la main. Girafe par Joseph Dirand, deuxième photo ci jointe à droite Au cœur du Palais de Chaillot, Girafe est le restaurant où tout le monde se presse depuis son ouverture. Pensée dans un style Art déco par l’architecte star Joseph Dirand, la salle marie une palette de tonalités fumées à un impressionnant bar en marbre. Dans l’assiette, le chef Benoît Dargère signe une cuisine sous le signe de la mer : linguine au homard, ceviche de saumon spicy au lait de coco, poulpe grillé… Compter plusieurs jours pour obtenir une réservation.
Immobilier
Agence de Paris
A Paris, lever de rideau pour l'hôtel du Berri A Paris, lever de rideau pour l'hôtel du Berri
Rien ne subsiste de l’hôtel particulier parisien qu’occupa Elsa Schiaparelli au 20, rue de Berri. Pourtant, dans l’immeuble construit au même endroit par l’architecte et urbaniste Maurice Novarina au mitan des années 70, c’est bien le style débridé et mondain d’une couturière de génie qui ressurgit aujourd’hui dans un hôtel. La famille Dokhan, hôteliers indépendants déjà propriétaires du Dokhan’s et du Metropolitan, a souhaité faire de ce bâtiment atypique un lieu de vie hors du temps et des modes, et surtout loin des codes conventionnels de l’hôtellerie de luxe. Sachant l’hôtel adoubé par Marriott pour sa Luxury Collection, le scénographe Philippe Renaud signe un univers fantasque, néoclassique en diable, cabinet de curiosités autant que scène théâtrale. Passé la surprise du hall d’entrée et de la réception dans leur exubérant mariage des styles (statuaires « retour d’Égypte », mobilier Louis XIII twisté à l’imprimé batik, lampe Atollo de Vico Magistretti, rosace de marbre à l’italienne…), on plonge en apnée dans un monde onirique croisant les mythologies. L’intime salon aux sculptures est un sas tranquille avant le bar Bizazz ouvert sur un saisissant paysage : une immense cour anglaise, presque une forêt au cœur des Champs-Élysées. Dans les étages (75 chambres à partir de 32 m2, pour moitié en suites qui donnent sur ce jardin), dix décors « à la manière de » convoquent le gotha des décorateurs et artistes parisiens, période Trente glorieuses : Giacometti, Jean-Michel Frank, Madeleine Castaing, David Hicks ainsi que l’élite de ce style très théâtral maîtrisé par Jeanne Lanvin, Marie-Laure de Noailles, Coco Chanel et naturellement Elsa Schiaparelli qui, quarante ans durant, invita ici le Tout-Paris. Une domotique high-tech contrôlée sur iPad inclut Apple TV, accès Netflix et hi-fi Focal, en marge de salles de bains en marbre chauffées par le sol, d’aromathérapie Skinjay, de toilettes Toto, de produits Diptyque et d’un spa Carita. Le restaurant Le Schiap est une autre bouffée délirante où l’illustrateur Hippolyte Romain, fin caricaturiste de la vie mondaine parisienne croque en une vaste fresque le roman à clef d’une époque. Champagne, darling !
Lifestyle
Agence de Paris
Qui est Ole Scheeren, l’architecte du futur qui a conquis l'Asie ? Qui est Ole Scheeren, l’architecte du futur qui a conquis l'Asie ?
L’Allemand Ole Scheeren a cosigné avec Rem Koolhaas l’un des joyaux architecturaux du XXIe siècle, le CCTV Headquarters à Pékin. De Francfort à Singapour, il essaime à travers le monde sa vision optimiste et ses bâtiments spectaculaires et futuristes aux lignes déconstruites. Jeune architecte allemand, Ole Scheeren a seulement 31 ans lorsque le grand Rem Koolhaas lui confie la responsabilité de développer en Asie sa célèbre agence OMA. Dix-huit ans plus tard, il peut s’enorgueillir de quelques belles réussites. Tel le bâtiment de la télévision chinoise à Pékin, par exemple, qui lui a demandé dix ans de combat acharné. La structure forme un spectaculaire anneau cubique déconstruit, comme si deux gigantesques arches de la Défense s’élevaient de façon oblique l’une vers l’autre. Le CCTV Headquarters incarne incontestablement l’une des plus belles réalisations architecturales du XXIe siècle… et Ole Scheeren en partage désormais – après la négociation qui a suivi son départ d’OMA – la signature avec Rem Koolhaas. C’est que l’homme a de l’ambition, et de l’assurance. L’aventure en solitaire d’Ole Scheeren commence en 2010, lorsqu’il monte sa propre agence (Büro Ole Scheeren) et se lance dans plusieurs projets d’envergure. En janvier dernier, il inaugurait à Pékin le Guardian Art Center, amoncellement de cubes de plus de 56 000 m2 accueillant un musée et l’une des plus célèbres maisons de ventes, face à la Cité interdite. Un puzzle cubique surplombé par une structure rectangulaire en verre flottant dans les airs. C’est également lui qui a imaginé, à Bangkok, la gigantesque tour résidentielle MahaNakhon, qui, du haut de ses 314 mètres, contemple la ville tel un amas de pixels. Enfin, à Singapour, l’architecte vient d’achever son œuvre DUO, deux tours incurvées et sculptées à la manière de blocs tout droit sortis du jeu Tetris. “Contrairement à beaucoup d’autres, je ne crois pas que l’architecture ait pour objectif de résoudre des problèmes. Ce serait implicitement penser que nous apportons des solutions toutes faites alors que l’architecture est là pour créer des possibilités.” C’est pourtant à Berlin qu’on rencontre Ole Scheeren, une gravure de mode qui ne colle pas à l’image d’Épinal de l’architecte austère à col roulé noir. Mais être célébré par le Vogue américain, entretenir des amitiés avec des artistes (Apichatpong Weerasethakul, Douglas Coupland), ou même avoir eu une relation avec une actrice star (Maggie Cheung pour ne pas la nommer) n’a jamais empêché le talent. De retour sur ses terres, donc, l’Allemand est bien décidé à mettre son expérience asiatique à l’épreuve de l’Occident. “L’Ouest a un besoin croissant de se réinventer pour se préparer à un futur dans lequel sa place dominante est loin d’être assurée. C’est dans cette perspective que j’ai ouvert mon agence à Berlin, il y a trois ans”, explique-t-il. Ayant travaillé dans les pays parmi les plus ouverts aux changements et aux formes de pensée nouvelles, Ole Scheeren est armé pour faire face à ce défi. “Contrairement à beaucoup d’autres, je ne crois pas que l’architecture ait pour objectif de résoudre des problèmes, souligne-t-il. Ce serait implicitement penser que nous apportons des solutions toutes faites alors que l’architecture est là pour créer des possibilités. Je ne veux rien imposer aux gens qui vivent dans mes bâtiments, plutôt leur offrir l’opportunité de créer leurs propres solutions, leurs propres histoires et manières de vivre. De toute façon, quel que soit le scénario que j’envisage, la réalité le réécrira, les personnes l’adapteront.” Avec Ole Scheeren, la célèbre formule “form follows function” (la fonction définit la forme d’architecture) se voit remplacer par “form follows fiction”. “Dans mon projet Interlace à Singapour [imbrication verticale de vastes blocs rectangulaires résidentiels et d’espaces collectifs, formant un village de huit hectares], chacun peut écrire ses propres ‘fictions’. On peut profiter d’un peu de solitude au sein de son appartement, ou bien préférer les espaces collectifs, et engager une discussion avec ses voisins dans l’une des cours où l’architecture crée d’elle-même un microclimat plus frais, ou même encore se retirer dans des espaces semi-publics pour lire un livre tout en étant sûr de n’être dérangé par personne.” Respecter la vie privée, éviter la solitude subie, faciliter les relations sociales… Cette articulation entre le collectif et l’individu est au cœur d’une pratique forgée dans des contrées où l’individu, justement, n’a pas toujours eu la place prépondérante qu’il occupe en Occident. Cette idée d’interconnexion est tout autant à l’œuvre dans les relations qu’Ole Scheeren établit entre ses architectures et la ville. Ses structures forment, littéralement, un cadre physique accueillant le paysage de la ville : à travers les arches du CCTV Headquarters, on embrasse tout Pékin, tout comme l’espace séparant les tours DUO laisse pénétrer la ville de Singapour. Il applique la même approche dès son premier projet européen, à Francfort : la reconversion d’un bâtiment vieillissant en béton fermé sur lui-même en une tour ouverte sur la ville. “Je crois sincèrement à l’impact de l’architecture sur la société, conclut-il. En tant qu’architectes, nous nous devons d’être radicalement optimistes. Le cynisme est la dernière des choses dont nous avons besoin.”
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ESCAPADE : LE BARN HÔTEL À RAMBOUILLET ESCAPADE : LE BARN HÔTEL À RAMBOUILLET
BARN comme… Bien-être extérieur Le Barn doit son nom aux anciennes granges agricoles dans lesquelles ont été créées les chambres, contemporaines et tout confort, aux baies vitrées s’ouvrant sur l’extérieur pour créer un sentiment d’espace et d’ouverture. Une vraie volonté d’Edouard : “tout le lieu a été conçu pour être appréhendé de l’intérieur comme de l’extérieur et pour que l’on puisse passer sans cesse de l’un à l’autre. Je voulais que les gens se sentent dans un environnement ouvert mais confortable”. A l’hôtel comme à la maison Edouard définit le Barn comme : « une maison de campagne au sein d’un hôtel, avec toute la notion de service que peut comporter un hôtel. On peut laisser quelques affaires d’un séjour à l’autre, il y a donc une notion d’appropriation du lieu, puisqu’on peut y laisser une trace de soi. On est pas chez soi, en revanche on est dans “son” hôtel. Quand on arrive, les lits sont faits, les repas aussi, on a rien à gérer, juste à profiter.” Les joies d’une maison de campagne, sans la logistique à gérer en effet ! Rassembler et Rationaliser Des dortoirs ont été créés pour que les parents puisse y faire dormir leurs enfants sans avoir à leur booker une chambre. Edouard nous explique leur raison d’être :« ça n’a pas de sens, on a pas besoin d’une chambre pour des enfants. Les parents peuvent en revanche booker un dortoir avec 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou même 8 lits à côté d’une chambre mitoyenne pour pouvoir checker ce qui se passe dans le dortoir. » Une démarche qui au delà de l’aspect pratique se veut aussi démocratique, avec des tarifs à 50€/la nuit petit-déjeuner inclus, permettant de vivre l’expérience Barn à moindre frais. On salue l’idée. Nature Situé au beau milieu du Haras de la Cense, Le Barn est une ancienne ferme agricole. Edouard nous explique la genèse du projet :“en cherchant de l’hôtellerie différenciante et différenciée autour de la ville, je voyais bien qu’il n’y avait pas de réponse à mes demandes. Je ne voulais pas d’une approche passéiste de la nature et de la campagne. J’ai voulu créer un lieu qui soit à la fois contemporain, authentique et surtout en lien avec la nature”. Pari réussi grâce à l’espace vert de 200 hectares qui ceint l’hôtel, faisant de la nature, omniprésente, un élément à part entière du lieu.
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Agence de Paris
Brach, le nouvel hôtel designé par Philippe Starck, vient d'ouvrir ses portes Brach, le nouvel hôtel designé par Philippe Starck, vient d'ouvrir ses portes
Un nouvel hôtel vient d'ouvrir ses portes dans le 16ème arrondissement de la capitale. Designé par Philippe Starck, l’Hôtel Brach dévoile, en plus de ses nombreuses chambres et suites, un restaurant, un bar, une pâtisserie, un spa, une piscine et même un potager sur le toit ! Le groupe Evok Hotels Collection (Nolinski Paris, Brasserie Réjane, restaurant du Palais Royal) vient d'ouvrir les portes du dernier-né de la famille : l'Hôtel Brach. Niché dans le 16ème arrondissement de la capitale, ce nouvel hôtel suscite déjà les convoitises avec un espace entièrement imaginé et réinventé par l’incontournable Philippe Starck. Au sein de ce grand complexe, les clients peuvent se détendre dans l'accueillant et chaleureux lobby, décoré de totems et de sculptures, dans l'une des 52 chambres lumineuses et dotées d'une sélection de livres; ou bien encore dans l'une des 7 suites toutes dotées de terrasses arborées avec bain norvégien, vue sur les toits de la ville, et même vue sur la Tour Eiffel pour certaines ! Les clients des suites ont également le privilège de l'accès au jardin urbain en rooftop, pour y déguster un cocktail, un plat préparé au barbecue ou pour regarder les légumes du potager pousser tranquillement. Détente également au club de sport de 1000m2, à la piscine, au sauna, au hammam et lors des cours collectifs de fitness, de pilates, de boxe, de yoga, de gym et de musculation, pour les plus sportifs ! Le restaurant de 160 couverts propose, quant à lui, une cuisine du bassin méditerranéen, saine, équilibrée, de saison et surtout savoureuse, avec des produits sélectionnés auprès de bons producteurs par le chef Adam Bentalha, passé par l’hôtel Ritz Paris, L’Espadon ou encore Le Royal Monceau. Et pourquoi ne pas terminer votre dîner au bar à cocktails de l'hôtel ? L'équipe du bar a choisi d'y travailler des produits frais : condiments préparés minutes, épices pilées au mortier, jus extraits à froid et sirops préparés maison pour offrir à ses clients une carte originale, élaborée par Simon Quentin, double Médaille d’or aux concours départementaux et régionaux du Meilleur Apprenti de France dans la catégorie Barman. Les becs sucrés ne sont pas en reste avec la pâtisserie, véritable boutique de quartier au sein-même de l'hôtel Brach, avec à sa tête le chef pâtissier Yann Brys, meilleur ouvrier de France en 2011. Yann Brys y propose des desserts traditionnels ainsi que des créations originales et colorées, en résonance avec les plats du chef Adam Bentalha. L'adresse parfaite pour votre prochaine nuit à Paris ?
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Portrait d'un artiste : Jan Voss, peintre, aquarelliste, sculpteur, céramiste, graveur Portrait d'un artiste : Jan Voss, peintre, aquarelliste, sculpteur, céramiste, graveur
Jan Voss, né le 9 octobre 1936 à Hambourg, est un peintre, aquarelliste, sculpteur, céramiste et graveur allemand vivant en France. Jan Voss fuit le domicile familial et se retrouve en Turquie en faisant de l'auto-stop. Il y restera six mois. Son père lui envoie un billet de train pour le retour. Il s'inscrit alors à l'académie des beaux-arts de Munich où il étudie de 1956 à 1960. Ce sont les dessins qu'il a rapporté de Turquie qui lui ont permis de se présenter au concours de l'académie. En 1960, ayant obtenu une bourse pour passer une année à l'étranger, il choisit de venir vivre à Paris. De 1960 à 1972, il expose régulièrement aux côtés d'autres artistes appartenant au groupe de la Figuration narrative. En 1964 il réalise notamment une série de dessins qu'il intitule La Vie parisienne et fait sa première exposition personnelle parisienne à la galerie du Fleuve. Installé entre Paris et Berlin, il enseigne de 1966 à 1967 à l'École supérieure des beaux-arts de Hambourg. En 1987, il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il enseigne jusqu'en 1992. Son œuvre tente de rendre compte d'une réalité quotidienne en inventant de petites histoires dans ses toiles où figurent des animaux, des personnages. Il additionne, superpose des objets usuels, des animaux, des végétaux, des silhouettes d'hommes et de femmes. Son travail s'éloigne peu à peu de l'influence de la Figuration narrative. Ses travaux, « tracés à la ligne », sont saturés de signes noirs et de lignes aquarellées. A partir des années 1980, il ajoute de nouveaux matériaux dans ses œuvres et réalise de petites sculptures (totems, empilements de cubes…). Jan Voss est également graveur et a notamment travaillé sur la lithographie et la xylographie.
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Visite au Japon chez Tadao Ando, l’architecte célébré au Centre Pompidou Visite au Japon chez Tadao Ando, l’architecte célébré au Centre Pompidou
Cet ancien boxeur autodidacte s’est imposé par la force de ses idées dans le cercle fermé des grands architectes internationaux. Alors que le Centre Pompidou lui consacre une vaste rétrospective, Numéro art l’a rencontré dans son studio à Osaka. Par Thibaut Wychowanok. “Il m’a appris à être fort.” Les mot sont chuchotés dans un restaurant près de la gare d’Osaka... la réponse qui vient spontanément aux deux jeunes recrues, attablées à côté de l’historique bras droit de Tadao Ando, qu’on s’était empressé d’interroger : “Mais que vous a appris Tadao Ando ?” “Être fort”, l’architecte japonais aurait pu l’inscrire sur le fronton de son studio, à quelques mètres de là. Rescapé de maladies graves – avec quelques organes en moins –, le Japonais de 77 ans continue en effet à gérer de main de maître sa petite équipe d’une vingtaine de personnes. À eux seuls, ils auront réalisé plus de 250 projets et rivalisé avec le studio de Zaha Hadid (des centaines de collaborateurs) ou de Norman Foster (plus d’un millier). Quelques mois plus tôt, Frédéric Migayrou, le directeur adjoint du musée national d’Art moderne français, accompagné de la commissaire Yuki Yoshikawa, s’envolait pour Osaka. À l’ordre du jour : la grande rétrospective Tadao Ando qui ouvrira ses portes au Centre Pompidou le 10 octobre. L’architecte les reçoit à son bureau. Le meuble imposant est stratégiquement placé au cœur de la bâtisse construite par Ando lui-même, au centre d’un puits de lumière d’où partent les escaliers menant aux différents niveaux. De là, il entend tout. La discussion suit son cours. Ando réalise quelques gribouillis, comme par réflexe ou par ennui, en écoutant ses invités. L’architecte s’interrompt, convoque un collaborateur et lui tend le papier. Il ne faudra pas plus de dix minutes à ce dernier pour revenir avec la maquette de l’exposition. “En moins d’une heure de discussion, Tadao Ando avait tout pensé. Et l’exposition est telle qu’il l’avait imaginée”, confirme Frédéric Migayrou. “Quand il a été question du transport des maquettes à Paris, il a tout simplement décroché son téléphone pour appeler en direct le P-DG de Japan Airlines. C’était réglé dans la seconde.” “Derrière le boxeur autodidacte se cache un grand intellectuel, l’un des esprits les plus brillants de notre époque”, explique Frédéric Migayrou. La pensée de Tadao Ando est aussi fulgurante que l’homme peut être fuyant. Pour éviter de gloser sur l’architecture, en particulier la sienne, le Japonais se réfugie volontiers dans l’humour. Ou se fait passer pour une tête brûlée. Dans un récent reportage que lui consacrait le réseau japonais de télévision NHK, Ando se mettait ainsi en scène en ancien boxeur prêt à en découdre. En introduction au reportage : footing et coups de poing lancés dans le vide. C’est que Tadao Ando tient à son image de combattant autodidacte, un mythe minutieusement entretenu de sa première réalisation post-68 jusqu’à l’explosion de sa célébrité dans les années 80. On connaît l’histoire. Ando aurait découvert l’architecture par accident, fasciné par le bel assemblage des matériaux de la scierie proche la maison de sa grand-mère. Vient ensuite l’abandon de sa carrière de boxeur professionnel. Puis ce grand voyage à bord du Transsibérien pour aller rencontrer son idole, Le Corbusier. Mais l’architecte français meurt seulement quelques jours avant son arrivée... Ando décide d’accomplir son “Grand Tour” en Europe. Et le voilà architecte, sans formation. On est en 1968-1969, la révolte gronde au Japon, bien plus qu’en France. L’armée intervient. Et Tadao Ando construit aussitôt sa première maison : la Guerilla House, à Osaka. Le ton est donné. L’architecte impose sa grammaire : le béton lisse, les formes géométriques, le mur et le pilier comme tout décor. “L’architecture n’est pas dans l’objet lui-même, c’est un dispositif, commente Frédéric Migayrou, elle réside dans notre capacité à attendre qu’elle se révèle.” Les mythes ne sont pas toujours faux mais recouvrent, comme c’est le cas chez Ando, une réalité plus complexe. “Derrière le boxeur autodidacte se cache un grand intellectuel, l’un des esprits les plus brillants de notre époque”, explique Frédéric Migayrou. Le commissaire s’évertue à en révéler toutes les complexités au sein l’exposition du Centre Pompidou. Gutai et Mono-ha, les deux grands mouvements artistiques de l’après-guerre, forment le socle de la pensée d’Ando. Le premier prône un retour au corps. Le second est influencé par la phénoménologie allemande de Heidegger et de Husserl. Tadao Ando veut incarner dans l’architecture ces mouvements artistiques d’avant-garde. Ses musées sont comme des temples. Ses architectures comme des œuvres d’art.” Discret sur le sujet, Ando sait choisir ses sorties, comme ce jour où l’autodidacte se permet de remettre en cause assez sèchement le grand théoricien de l’architecture Peter Eisenman, en pleine conférence, à Yale. À Osaka, on tentera en vain de parler théorie et architecture. Le Japonais nous raccompagnera poliment à la porte et nous commandera un taxi. Direction son musée-mémorial érigé en hommage à l’écrivain Shiba Ryotaro. “Faites votre expérience”, nous glisse-t-il. L’architecture se vit, elle ne s’explique pas. C’est sa phénoménologie : l’architecture comme expérience du corps et de l’esprit. Plus de quarante minutes plus tard, il faudra encore traverser un jardin luxuriant, puis une longue allée bétonnée pour enfin aboutir à une bibliothèque impressionnante. “L’architecture n’est pas dans l’objet lui-même, c’est un dispositif, commente Frédéric Migayrou, elle réside dans notre capacité à attendre qu’elle se révèle.” Ando multiplie les espaces interstitiels, les couloirs qui laissent le temps à la révélation de se faire. Le chef-d’œuvre d’Ando, à cet égard, est sans conteste l’île de Naoshima. Depuis Kyoto, il faudra prendre deux trains et un ferry pour atteindre cette île entièrement consacrée à l’art contemporain... et à Tadao Ando qui y a bâti trois musées pour la famille de mécènes Fukutake. Son chef-d’œuvre, le Chichu Art Museum, accueille rien de moins que les Nymphéas de Claude Monet, un Skyspace de James Turrell et une installation pharaonique de Walter De Maria. Enfonçant ses méandres dans la terre, le lieu se fait chemin initiatique, rythmé d’ouvertures sur le ciel ou sur la mer. Comme toujours chez Ando, l’architecture géométrique découpe dans les éléments – l’eau, la terre, la lumière – des tableaux naturels. Chaque œuvre ne se dévoile qu’au prix d’un rituel précis : attendre, enlever ses chaussures, s’avancer lentement dans la salle en silence. Comme toujours chez Ando, l’architecture géométrique découpe dans les éléments – l’eau, la terre, la lumière – des tableaux naturels. Chaque œuvre ne se dévoile qu’au prix d’un rituel précis : attendre, enlever ses chaussures, s’avancer lentement dans la salle en silence. Elles forment autant de résidences pour l’esprit. On ne s’étonnera pas que le second musée soit consacré à son grand ami Lee Ufan... chef de file du mouvement Mono-ha. On mesure ici l’ampleur de la maîtrise de la lumière par Tadao Ando, qui dessine autant l’architecture par ses jeux d’ombres que par les murs qu’il dresse. Les photographies noir et blanc qu’il réalise de ses architectures – dignes des clichés de Lucien Hervé – en sont le plus beau témoignage. Son autre chef-d’œuvre, l’Église de la lumière à Ibaraki, tient du même principe. Dans le béton de la chapelle, Ando a creusé une simple croix, sur toute la hauteur d’un mur. Seule fenêtre sur l’extérieur, l’ouverture laisse entrer une lumière évoluant tout au long de la journée. Un véritable traité de phénoménologie. “Par définition, chaque expérience de l’Église de la lumière est unique, note Frédéric Migayrou. Et, bien plus que l’objet, c’est la somme de ces expériences qui forme l’architecture.” Son motto : “Il faut construire des murs contre les murs.” Contre les murs absurdes de la ville, la multiplication des signes bavards, il est urgent de construire des murs qui réinventent l’idée d’intériorité et d’individualité. Le programme de Tadao Ando est loin de se réduire à la pure spiritualité. Pour comprendre son grand “défi” – titre évocateur de son exposition au Centre Pompidou –, il faut revenir à la création de son agence en 1969. Face aux grandes architectures, Ando s’intéresse à la maison, à l’habité. C’est le retour à l’échelle humaine. Sa Guerilla House se veut alors un manifeste de résistance à la ville et à l’américanisation – le Japon a subi pendant des décennies la domination des États-Unis. Son motto : “Il faut construire des murs contre les murs.” Contre les murs absurdes de la ville, la multiplication des signes bavards, il est urgent de construire des murs qui réinventent l’idée d’intériorité et d’individualité. “Pour Ando, le modernisme a été dévoyé par le commerce et le capitalisme. Il faut retourner à ses sources, c’est-à-dire replacer l’homme en son centre”, souligne Frédéric Migayrou. Le Japonais passe alors de l’habité aux projets commerciaux. Et agit en guérillero qui veut faire triompher ses idées dans la ville. Passant de la maison aux ensembles marchands, puis des musées à des territoires de plus en plus vastes, il réalise des projets écologiques grandioses – des espaces collectifs qui vont renouer le lien avec la nature, comme ce babylonien Jardin des cent paliers qui s’étend à flanc de montagne sur plus de trois kilomètres. Tadao Ando s’est également engagé dans la rénovation du site de Fukushima, en proposant bénévolement un projet de rizière en étages capable de résister à un prochain tsunami. Mais les autorités lui préféreront un mur. Le commentaire de l’architecte, une fois de plus, sera laconique : “Ce sont vraiment des cons.”
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