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La vision du Corbusier

La vision du Corbusier

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Agence de Paris
Posté le 07/01/21

Des Quartiers modernes Frugès jusqu’aux cités radieuses, Le Corbusier a longtemps travaillé sur le thème du logement collectif. En appliquant ses recherches sur le Modulor à son concept d’unités d’habitation, en libérant de nombreux espaces communs et en cherchant des solutions constructives nouvelles, l’architecte a voulu resserrer les liens entre les habitants et créer les conditions d’une vie harmonieuse.
Au prix d’une synthèse intellectuelle globale qu’il poursuit pendant trois décennies, Le Corbusier s’attache à penser le monde né des massacres de la Première Guerre mondiale, de la révolution russe d’octobre 1917, de l’arrivée à maturité d’innovations techniques, de la conscience d’une expansion démographique et d’une croissance urbaine irréversibles. Ces dernières condamneraient les villes de structure moyenâgeuse, devenues insalubres, à s’étendre jusqu’au désordre pour accueillir les familles qui tenteraient d’y survivre. La rénovation urbaine par des percées de type haussmannien, l’embellissement de l’espace public, la construction de réseaux collectifs semblent trop lents et les cités-jardins trop peu denses pour enrayer la dégradation des conditions de vie et résoudre la question que pose Le Corbusier dès 1920 : comment organiser la ville contemporaine pour que l’homme re trouve sa dignité et établisse l’indispensable cohésion sociale et culturelle qui empêchera le retour des conflits ?

Faciliter la diffusion des nouveaux rapports sociaux
Imprégnés des idées socialistes de la révolution d’Octobre, urbanistes et architectes du nord de l’Europe élaborent les organisations urbaines et les immeubles susceptibles de faciliter la diffusion des nouveaux rapports sociaux qu’ils souhaitent voir s’instaurer. En France, Le Corbusier répond en conjuguant humanisme, hygiénisme, progrès technique et conscience de l’impact de la vitesse sur la ville contemporaine. Il complète cette vision du monde nouveau par la recherche des moyens constructifs permettant d’édifier rapidement de telles villes et l’étude de l’espace favorable à l’épanouissement de la vie des familles ouvrières. Pendant trente-cinq ans, de 1922, où il expose à Paris le projet d’une Ville contemporaine de trois millions d’habitants, à 1955 où est inaugurée la Maison radieuse de Rezé-lès-Nantes, il concentre toute son attention sur cette problématique. Il déploie un acharnement constant à résoudre ces questions, à faire reconnaître ses propositions en les diffusant par la parole et par l’écrit, en alternant provocations et démonstrations, en tentant de mobiliser les responsables politiques de nombreux pays tout en combattant ses détracteurs, innombrables et féroces. Il s’attache à redéfinir de façon harmonieuse et cohérente l’espace de vie des hommes.

Pour en savoir plus : https://www.connaissancedesarts.com/monuments-patrimoine/la-ville-moderne-selon-le-corbusier-une-architecture-a-taille-humaine-11146380/

Crédit photo : ©Pxhere/Vincent Desjardins

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Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
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Exposition Amabouz Taturo Exposition Amabouz Taturo
Posté le 29/08/18 Exposition Amabouz Taturo
Pourquoi une maison de poupée est-elle installée devant les portes du Palais de Tokyo ? C'est l'attraction dont tout le monde parle en ce moment. En se baladant Avenue du Président Wilson, dans le 16ème arrondissement de Paris, on peut tomber sur une drôle de construction, accolée aux murs du Palais de Tokyo, qui n'est autre qu'une maison de poupée géante. Pensée par l'artiste japonais Amabouz Taturo dans le cadre de l'expositon Encore un jour banane pour le poisson-rêve, donnée jusqu'au 9 septembre 2018, cette maison vaut le détour cet été. Avec ses murs roses, ses papiers peints trompe-l’œil et son mobilier coloré, la Doll's house est une invitation à retomber en enfance, thème de la saison d'expositions du Palais de Tokyo cet été. Structurée à la manière d'un conte dont le titre loufoque s'inspire d'une nouvelle de J.D. Salinger, l'exposition explore les différentes facettes de la construction identitaire de l'enfant en mettant en scène son sens de l'émerveillement, ses angoisses, sa capacité à inventer des univers. En parcourant les salles aux ambiances intimes et variées, les visiteurs se retrouvent dans une maison de poupée façon Alice au pays des merveilles, traversent une salle de classe désertée aux murs couverts de graffitis, croisent des statues de clowns esseulés aux postures énigmatiques... A ne pas manquer.
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