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Les trois plus beaux défilés de la fashion week

Les trois plus beaux défilés de la fashion week

Lifestyle
Agence de Paris
Posté le 11/02/21

La fashion week Parisienne s’est déroulée fin janvier dernier pour présenter la collection haute couture printemps-été femme. À cette occasion, les maisons de mode ont dû composer avec de nombreuses contraintes liées aux mesures sanitaires. Les créateurs ont redoublé d’imagination pour un décor plus surprenant que jamais, en choisissant un format digital. Pour les autres, ils ont voulu maintenir leurs défilés physiques avec un nombre restreint d'invités.

Louis Vuitton

Nicolas Ghesquière a présenté son défilé Louis Vuitton Printemps-été 2021 femme à la Samaritaine, monument historique à l’architecture Art Déco et aux fresques Art Nouveau dont la réouverture est prévue dans les prochains mois.

Un show «phygital» pour respecter les mesures sanitaires, Louis Vuitton met en scène deux défilés avec 200 invités chacun. Le show est également disponible en livestream pour les invités qui n’ont pas pu faire le déplacement depuis l’étranger ainsi que pour les internautes. La collection présente des modèles inédits et la réinterprétation des classiques, on y trouve des références au voyage ainsi qu'à l'esthétique rétro-futuriste.

Un décor surprenant grâce aux détails vintage, aux escaliers mécaniques et à la verrière laissant une lumière incroyable. Une scénographie époustouflante, où les mannequins défilent dans un décor vert pour les invités présents, ou au cœur du film Wings of Desire, de Wim Wenders pour les spectateurs du live.

Fendi :

C’était le défilé le plus attendu de la saison, une grande première pour le créateur anglais Kim Jones qui présente la nouvelle collection Printemps-été 2021 Femme pour la première fois en succédant le célèbre créateur Karl Lagarfeld. Un défilé en direct,100% digitalisé, sans public, au sein du célèbre Palais Brongniart avec un casting cinq étoiles : Bella Hadid, Naomi Campbell, Kate Moss ou encore Demi Moore…

Un défilé inspiré par sa passion profonde pour le Bloomsbury, ce groupe réunissant des artistes et intellectuels du romantisme Anglais du début du XIXe siècle. Des looks romantiques et androgynes autour du glamour rétro, qui nous font voyager dans le temps. Un décor façon galerie des glaces, Kim Jones signe une nouvelle ère Fendi où l’esprit de famille et la force féminine sont les valeurs ultimes.

Dior:

À l’occasion de la collection haute couture Printemps-été femme, le réalisateur Italien Matteo Garrone, récompensé à Cannes pour Dogman et Gomorra, est appelé pour réaliser le film « Le château du tarot » mis en ligne le 25 janvier dernier. Un univers symbolique et magique autour de la collection couture imaginée par Maria Grazia Chiuri.

On se retrouve dans une atmosphère onirique, au décor féérique, plongée dans une histoire de quête d’identité où se croisent les figures emblématiques du jeu divinatoire. Le film se déroule dans un magnifique palais en Italie où les acteurs sont tous vêtus de pièces haute couture de la nouvelle collection. Les personnages incarnent les arcanes majeurs du jeu de tarot.

La maison Dior a voulu s’inspirer de l’une des passions de son fondateur légendaire, Christian Dior pour l’art divinatoire et pour la tendance mystique.


La pandémie a bouleversé notre quotidien et c’est toute l’industrie de la mode qui est perturbée. La fashion week se réinvente et les maisons de haute couture redoublent d’inventivité grâce à la technologie qui a su venir en aide pour développer les interactions digitales et repenser le contenu pour maintenir le lien avec leurs communautés. Dans ce contexte, il est primordial pour les marques de mode de soigner leur présence en ligne pour espérer prospérer sur le marché.

Crédit photo : https://www.francetvinfo.fr/

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Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
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