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Derrière le portrait controversé de l'artiste Andy Warhol

Derrière le portrait controversé de l'artiste Andy Warhol

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Agence de Paris
Posté le 01/04/21

40 ans après sa mort, encore à ce jour Andy Warhol est l’un des artistes les plus célèbres. Malgré sa forte notoriété, on ne connaît pas grand chose sur l’homme derrière le mythe.
À l’occasion de la sortie du livre « Andy Warhol - le renard blanc » du biographe Jean-Noël Liaut, on a voulu en savoir plus sur l’artiste.

Fruit de 25 ans de travail, de recherche et de témoignages, Jean-Noel Liaut a recueilli les confidences inédites de nombreux proches de l’artiste ; les célèbres critiques d’art John Richardson et Stuart Preston, Pierre Bergé, Lee Radziwill ou encore l’égérie Ultra Violet pour dresser un portrait controversé de l’artiste. L’auteur lève le mystère et accède à son intimité.

Pour comprendre Warhol il faut connaitre son enfance, le livre y consacre un long chapitre. De son vrai nom Andrew Warhola, fils d'immigrés tchèques, il est né à Pittsburgh en 1928 dans un milieu ouvrier pendant la grande dépression. Se trouvant laid étant enfant, il sera toute sa vie obsédé par la beauté.

Diplômé d'Art Commercial de la « Carnegie Institute of Technology » de Pittsburgh en 1949, il débute sa carrière comme illustrateur pour de nombreux magazines comme Glamour, Vogue, The New York Times et expose pour la première fois à titre personnel à la Hugo Gallery à New York en 1952.

Figure emblématique du Pop art, il a révolutionné l'art et l’influence encore aujourd'hui. Son travail artistique explore les relations entre le culte de la célébrité, l’expression artistique et la publicité. Un style révolutionnaire qui a trouvé sa place pendant les années 60, début de la société de consommation aux Etats-Unis.

Warhol utilise la sérigraphie pour reproduire à l’infini des photos célèbres de stars de son époque comme Marilyn Monroe et Elizabeth Taylor ou encore des personnalités politiques comme Mao Zedong. En se dirigeant vers cette technique, il cherchait à rendre artistiques des produits fabriqués en masse en popularisant la production massive de l’art lui-même. Son travail est devenu rapidement populaire mais aussi controversé car certains qualifient Warhol d' artiste d'affaires . Ses œuvres étaient critiquées comme étant superficielles, faciles, commerciales et sans profondeur.

En 1964, Warhol ouvre son studio d’artiste "The Factory" à New York, réunissant de nombreux artistes célèbres, servant à la fois d'atelier de création, de studio d’enregistrement pour ses œuvres cinématographiques et notamment pour les répétitions du groupe de rock The Velvet underground qu’il produisait.

Andy Warhol a marqué l’art contemporain tout au long de son existence. Dans le livre « Andy Warhol - le renard blanc », Jean-Noël Liaut nous livre son récit en retraçant petit à petit le chemin de l’artiste. Le résultat est une biographie tout en sobriété, nuancée et juste, peut être le meilleur moyen de (re)découvrir le parcours hors norme de cet artiste révolutionnaire.

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Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand Simon Porte Jacquemus : portrait d'un futur grand
En 2009, à 19 ans, tout juste monté à Paris depuis un village de Provence, il perd sa mère. Un double arrachement à ce qui fera l'ADN de sa marque : le Sud, et celle qui était son soleil. « Les choses sont arrivées malgré moi, je n'aurais pas dû commencer si tôt. La mort de ma mère m'a donné une force, une urgence de vie. » Une vingtaine de collections plus tard, deux cents points de vente et une année 2017 clôturée à dix millions d'euros de chiffre d'affaires - ça en fait des pommes du verger de Bramejean, le hameau familial -, le jeune homme de 28 ans reçoit au dernier étage de l'immeuble Jacquemus, au bord du canal Saint-Martin. Sa Durance parisienne. « Je n'ai aucun secret », prévient-il, avant de répondre à nos questions au milieu de ses collaborateurs, sans le cérémonial cher à ses aînés. Qu'en est-il de l'étiquette de « jeune surdoué de la mode » bien cousue sur son CV et ses vêtements ? « Cette image date de 2009 quand j'ai fait défiler des copines, dont l'influenceuse Jeanne Damas, dans une piscine municipale. J'étais le seul à faire une collection avec rien. J'avais une énergie très brutale, sans fric, c'était assez cru, des filles en smoking avec des tongs Arena. C'était français et naïf. Olivier Rousteing, par exemple, avait déjà une esthétique plus rodée, plus brillante, plus parisienne. Peut-être ai-je ouvert la porte à quelque chose de différent... » Loïc Prigent, réalisateur et commentateur privilégié du milieu, confirme : « Jacquemus a inventé une nouvelle manière de communiquer, de raconter sa mode, sans filtre et sans intermédiaire, ni community manager, ni service marketing. Il fait tout lui-même. Il a une façon d'avancer très cash et très sincère, un peu comme Isabel Marant à ses débuts. » Simon Porte (c'est son patronyme, Jacquemus étant le nom de jeune fille de sa mère et celui de sa marque) n'a jamais attendu de validation. Il n'a pas intégré d'école de mode, n'a pas été l'assistant d'un démiurge fashion, n'a pas fait ses classes dans une maison de couture. Il a tout de même bénéficié du soutien indéfectible de son ami Adrian Joffe, président de Comme des Garçons (Simon fut à ses tout débuts vendeur dans une boutique « Comme des ») et fondateur du concept store Dover Street Market, une des premières enseignes à distribuer Jacquemus. « Adrian m'a regardé comme un créateur, pas comme un jeune mignon qui fait du buzz, ou un fada qui s'agite pour qu'on le regarde. Il a toujours été très proche de mon travail, et c'est devenu un ami, mais je n'ai jamais reçu un euro de sa part », explique Jacquemus. De toute manière, c'est un coup du destin qui l'a conduit à la création, pas un coup de ciseaux.
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